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On place ordinairement l’Arsenalau voisinage du Gouverneur & duMajor. L’Hôpital doit être dans unlieu écarte, & fur tout proche d’u-ne riviere ou d’un ruisseau s’il s’entrouve. A Neuf-Pjristach, iì est horsla Ville. On fait le moins qu’onpeut des portes dans une Place deGuerre, pour ne pas multiplier laGarde dont elles ont besoin.
PLACE D’ A R M E S d’unCamp, est un grand.terrein choisià la tête, ou sur les côtés d’un cam-pement pour ranger les Trouppesen bataille.
PLACE D’ARMES d’uneCompagnie de Cavallerie ou d’In-fanterie, qui sert dans un Camp,c’est le lieu où s’afl'emble la Com-pagnie.
PLAGE : c’est une mer bdfi'evers un rivage étendu en ligne droi-te, fans qu’il y ait ni Rades, niPorts, ni aucun Cap apparent, oùles Vaisseaux se puissent mettreà l’abri.
PLAIN, terme de Marine, ouP L E X N, est un mot de commande-ment que fait le Pilote, le Capitai-ne ou quelque Officier, qui s’ap-perçoit le premier que le Timonierferre le vent de trop près, & faitbarbeyer ou friser la voile du côtédu Lof. A ce commandement onarrive tant soit peu , comme si l’onvouloit faire vent arriéré, pourempêcher de prendre le vent sur lavoile, ou par devant. Ainsi lestermes de plain & au lof, fout descommandemens pour faire desmanoeuvres opposées.
* PLAIN-PIED, se dit dansune maison d’une suite de plusieursPièces fur une ligne de niveau par-fait, ou de niveau de pente fanspas ni ressauts, soit au rez-de-chaussée ou Lux autres Etages dedessus.
PLAN, est la représentationdu dessein, ou du trait fondamen-tal d’un ouvrage de Guerre, selon
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la longueur de ses lignes, selon lesangles qu’elles forment, A féloniesdistances qui sont entre elles, ckqnidéterminent les largeurs des foliés,& les épaisseurs des remparts & desparapets, de sorte que le plan re-présente un ouvrage tel qu’il paroî-troit à rez de chaussée, s’il étoitcoupé de niveau sur ses fondemens ;mais il ne marque pas ics hauteurs& les profondeurs des parties del’ouvrage, ce qui est le propre duprofil, qui aullì n’en marque pasles longueurs, chacun d’eux ayantcela de commun, qu’iis figurent leslargeurs 6c les épaisseurs de cesparties.
LEVER I.E PLAN d’unePlace de guerre, c’est appliquer descordeaux ou des instrumens Géomé-triques fur la longueur des lignes deson enceinte, & fur les ouverturesdes angles qu’elles forment, en me-surant les intervalles, qui sont en-tre elles, afin de connoître & d’é-tablir la longueur, la largeur &l’épaisseur des différentes parties dela fortification, & ensuite les repré-senter de telle sorte sur ’le papier,qu’elles puissent faire connoître lesavantages ou les défauts des Places:voilà pour ce qui regarde le plandes Places accessibles.
A l’égard de celles qui font inac-cessibles, & des postes, ou stationsqu’on choisit aux environs, pourobserver de loin le trait de la Place,en borneyant sur les pinnules d’undcmi-cerde, 6: en formant des ra-yons visuels, dont le concours trian-gulaire puisse déterminer ce plan:la plupart de ceux qui étudient lesfortifications, prétendent que duCamp des Assiégea n s, & dans lespremiers jours d’un siège, pendantqu’on travaille à la circonvallation,on peut lever le phn de la Place,par fustige des inlrumens Géomé-triques , placés de loin fur les sta-tions qui regardent chaque partiede f enceinte.
Cet-