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Tome II.
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consistent en ce que i. Elles rallient& communiquent les attaques lesunes aux autres, par tous les en-droits où il est nécessaire. 2. C’estfur leurs revers que se font tous lesamas de matériaux. 3. Elles déga-gent les tranchées & les débarrassentdes Trouppes, laissant le cheminlibre aux allans & venans. 4.C’est-là que fe rangent les De'tachemens,commandés pour les attaques, & quefe règlent toutes les dispositions,quand on veut entreprendre quel-que chose de considérable, soit devive force ou autrement.

PLACE D’ARMES d’uneVille de guerre est un grand espacevuide, où on assemble les Soldats,pour recevoir les ordres, ou pourleur faire faire l’exercice. Elle doitêtre, s’il fe peut au centre de laVille, afin qu’elle découvre égale-ment de tous côtés. La figurequ’on lui donne, est ordinairementla même que celle d’un Polygonefortifié, & l’on tire les rues princi-pales les unes aux centres des ba-stions, & les autres au milieu descourtines.

La raison qu’en donne Ozanam,c’est que par-la le Gouverneur peutvoir de la Place tout ce qui se passe,dans toutes les attaques, & y en-voyer un prompt secours, fans êtreobligé d’aller s’en informer fur lesremparts. Mais comme cette dispo-sition des rues rend la plupart desmaisons irrégulieres, par les anglesaigus qu’elles doivent nécessaire-ment avoir, & que d’ailleurs l’avan-tage qu’on en tire, n’est pas de tellenature qu’on ne puisse facilementsuppléer à son défaut, par le moyende deux ou trois personnes, qu’oncharge de venir informer le Gou-verneur de ce qui se passe, il estplus à propos de la faire quarrée,comme M. de Vauban l’a ordonnéà Neuf-Brisach, & d’alignerlesruesprincipales aux portes de la Ville,observant de faire les autres perpen-diculaires à celles-là, afin que les

maisons n’ayent point d’angles ir-réguliers.

La grandeur de la Pince (T Armesdoit être proportionnée à celle duPolygone fortifié ; c’est - à - direqu’elle doit être capable de contenirla Garnison, qui est nécessaire poursa conservation. M. Kelidor régiecette grandeur, pour une fortifica-tion de six Bastions, dont le côtéextérieur est de 180. toises à 40. ou45. toises par côtés; pour une à 7.Bastions à ou 60. par côtés :pour 8- Bastions à 70. ou 7; ; pour9. ou 10. Bastions à 80. ou 85 ; en-fin pour 11. ou 12. Bastions à 90.01195. Mais comme il ajoute fort bien,il faut mieux s’en rapporter à ladiscrétion des Ingénieurs, qui exé-cutent de pareils desseins, qu’à au-euhe régie particulière.

Les logemens du Gouverneur, duLieutenant de Roi, du Major, del’Intendant & du Commissaire, laMaison de Ville & les Prisons doi-vent être bâties fur cette Place, demême que la Paraisse, afin que lesHabitans en soient également àportée.

On donne ordinairement auxprincipales rues 6, toises de largeur,afin que trois chariots y puissentpasser de front, & qu’y en ayantun arrêté de chaque côté, un troi-sième puisse passer entre deux;mais les petites rues n’ontque 3.0114. toises.

On fait aufii de petites Placesd’Armes devant les portes de la Vil-le, tant pour l’embélissement, qu’a-fin que les Corps-de-Garde puissentse garantir plus facilement des fur-

Í irises du dedans. Les Casernes ouogemens des Soldats se placent pro-che le rempart, le long des courti-nes, afin que le Soldat soit plus sé-paré de la Bourgeoisie. On y faitaux extrémités des pavillons pourles Officiers.

La Boulangerie dc la Cantine doi-vent être au voisinage des Casernes.

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