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on fait connaître les hauteurs & leslargeurs de la Fortification : en élé-vation, lorsque l’on marque toutesles parties extérieures avec ce quiles accompagne, & cela se fait parune représentation de relief, qui estde bois, de carton, ou de terre.
On nomme les polygones , selonle nombre de leurs côtés, qui fontquarrés, le pentagone, hexagone,heptagone, h octogone, l’enneago-ne, le décagone, l’ondécagone, &le dodécagone. Voyez FIGURE.
* P O L Y O R C E T E , Preneurde Villes fortes. On a dit des deuxMaréchaux de France, le Comte deSaxe & le Comte de Lòwendahl, quec’étoient les grand Polyorcetes denotre Siécle.
* POLYPASTE: c’estlcnomthune machine qui par le moïen detrois moufles contenant plusieurspoulies, sert à éléver en peu detems des fardeaux considérables.
* POMERIUM : c’étoit se-lon les anciens Architectes héfpaceentre les Murs de l’enceinte & lesmaisons d’une Ville, & quoique dudepuis on ait commencé de terras-ser les Murs, & de leur substituerles rempart, les Auteurs Italiens, &entre autres Pierre Cataneo ÓcAlghiJÌont conservé ce terme, par lequelils designent la largeur du terre-plein du Rempart, son talud inté-rieur, & le vuide que hon laiste or-dinairement entre ce talud & lesmaisons de la Place.
POMMES: ce font certainsornemens faits comme de grossesboucles de bois qu’on met fur meraux fiâmes, aux girouettes & auxpavillons. Pommes de fiantes : cefont des maniérés de pommes quehon tourne en rond ou en cul c!elampe, & qui se mettent à chaquebout de bâton de la fiante. Pom-mes de girouettes : elles font aullien cul de lampe, on les metauhautdes fers des girouettes pour les em-pêcher de sortir de leur place. Pom-
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mes de Pavillon : elles fe mettentfur le haut de bâton du Pavillon &d’Enseigne Òc font tournées rondes& plates. Les pommes de pavillondu grand mât, & celle d’Enseigneou du Pavillon de barrière doiventavoir de diamètre un pouce parchaque deux pieds de largeur du Bâ-timent.
POMPE, est une machine lon-gue & creuse , faite en canal outuyau propre à puiser & à fairemonter les eaux qui entrent dans lefond de cale d’un Vaisseau, & quide la pompe vont tomber dans lesdalots. II y a ordinairement deuxpompes dans un Vaisseau , placéesentre le grand mât & le cabestan,hune à stribord, l’autre à bas-bord.S’il y en a une troisième, on la metproche hartimon. Si les pompesfont utiles fur mer , elles ne lefont pas moins dans les Villes bienpolicées, où elles font d’un grandsecours dans un incendie. 11 y apeu de Villes de guerre où il n’yait des pompes.
Pour empêcher que le bois despompes ne sèche trop & qu’elles nese fendent, on les goudronne, onles entoure de prélarts , & on lessurlie avec des cordes. Cellesqti’on place vers h artimon & quidescendent dans le bout des façonsde barrière du Vaisseau, rendentplus de service que les autres & fontd’un usage plus fréquent pour dé-charger barrière, qui par fa con-struction doit avoir de la dispositionà carguer. Pour celles qui sontproche du grand mât, on ne s’ensert que dans les accidens, & lors-qu’il entre beaucoup d’eau. Leurlongueur doit être celle du creuxque le Vaisseau a dans Pendrait oùelles sont placées, tic environ troispieds au-dessus. Leur diamètre en-tier doit être de trois fois le diamè-tre de leur trou. La potence doits’élever environ deux pieds au-des-sus de la pompe. La brimbale doit
avoir