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avoir deux fois la hauteur de l’éspa-ce qui est depuis le pont jusqu’à lapotence : son épaisseur doit êtreun peu moindre que celle du franc'-bordage : mais elle doit avoir lamoitié' plus de largeur que d’épais-seur, Óc la potence prise dans letravers du Vaisseau doit avoir unefois autant de largeur que la brim-bale. La brimbale & la verge doi-vent se joindre òc être entretenuesensemble par une cheville de fer, &la brimbale doit être jointe de mê-me avec la potence. Un des boutsde la brimbale vers le pont, & l’au-tre bout où la vergue entre, doitêtre si justement place' à l'égard dutrou de la pompe que la vergue ytombe dans le milieu, a tin queI’appareil ne presse pas un des cô-tés du corps de la pompe plus quel'atitre. II y a des Vaisseaux Mar-chands où l’on place les pompes leplus arriére qu’il est possible, afinque le fond de cale soit plus spa-cieux, & qu’il contienne plus demarchandises.
POMPE à la Vénitienne : elleest ainsi nommée parce qu’elle estd’un fort grand usage parmi les Vé-nitiens. Elle est percée par-toutégalement & a une verge de bois,qui agissant avec un contre-poidsjette plus d’eau que les autrespompes.
POMPE à roue & à chaîne, cefont des pompes Angloiscs. LesAnglois les placent au milieu duVailléau, elles jettent plus d’eau queles autres pompes & se maintien-nent mieux, mais elles embarras-sent beaucoup le fond de cale & fontun bruit bien désagréable. Ellesfont faites à peu près comme unemeule à émoudre, étant deux l’uneauprès de l’autre, dont l’une descend& Pautre monte tour à tour.
Charger la pompe , c’est-à-dire,mettre de Peau dans la pompe pourattirer celle qui est au fond du Vais-seau. La pompe est chargée : cela
se dit lorsqu’on a mis l’eau dans lapompe pour attirer celle du fondde cale. La pompe n’est pas char-gée, c’est-à-dire, qu’il n’y a pasd’eau dans le haut de la pompe pourattirer celle de dessous. La pompeest prise, c’est-à-dire, qu’on a misde Peau dedans, & qu’elle en a as-sez retenu pour pouvoir servir. Lapompe se décharge, c’est-à-dire, quePeau qui y étoit demeurée aprèsavoir pompé retombe dans le fondde cale, & que cette pompe n’estpoint en état de servir à moinsqu’on ne la recharge. La pompe esthaute, ou la pompe est franche, c’est-à-dire, qu’il n’y a plus d’eau dansle Vaisseau, & qu’il n’en vient plusà la pompe. Pompe éventée, c’estune pompe qui est fendue & qu’ilfaut accommoder si on veut la fai-re servir. Pompe égorgée, c’est cel-le où il vient du sable avec de Peauou quelque autre chose qui l’em-pêche de bien attirer Peau. Etre àune ou à deux pompes, c’est fe ser-vir continuellement d’une ou deuxpompes pour jetter Peau du Vais-seau. Affranchir ou franchir lapompe, c’est jetter plus d’eau avecla pompe qu’il n’en entre dans leVaisseau, c’est un commandementque l’on fait à ceux qui doiventpomper d’aller vuider Peau qui estdans le Vaisseau. Pompe du MaîtreValet, pompe pour futailles, beau-coup de gens, & fur-tout les An-glois tirent P eau & les autres li-queurs des futailles-par le haut avecdes petites pompes de sureau, de ferblanc ou de cannes. Cette manié-ré contribue à faire mieux conser-ver les liqueurs.
POMPE de mer : c’est une gros-se colonne qui paroit sur la surfacede la mer, prèsqu’en figure d’unfagot long & étroit avec ses bran-ches & son pied, c’est-à-dire, largeau haut & au bas, ou comme unarbre arraché qui a ses branches &ses racines. Cette colonne est Peau,U 5 &