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des, pour affermir d’autant plusl’assemblage.
H H font des cordes poissées ounaturelles, qui servent à attacherune partie du pont à l’autre.
II en sont les planches épaíflèsd’un pouce, & garnies de trous versleur extrémités, par où l’on passed’autres petites cordes, qui en tien-nent une demi - douzaine ensemble ;ce qui donne la facilité de les poser.II faut que cet ajustement soit libre,& que les planches puissent se re-plier les unes fur les autres ; carautrement le transport en seroit tropembarrassant.
LL sont des lates, que l’on ap-plique à chaque côté du pont, pourempêcher que l’eau n’en soulevé lesplanches.
MM font des espèces de tirefonds,avec lesquels on arrête les lates auxnœuds des auges.
N N font des petites bandes defer déliées, & clouées autour deces nœuds, de crainte qu’ils ne sefendent.
O O sont de petits anneaux defer, que l’on pourra, si l’on veutattacher au bout de ceux qui doi-vent joindre le bord de l’eau.
Si le détail de toutes les piècesqui composent ce pont flottant don-nent de la curiosité au Lecteur, ilen trouvera la Planche dans le Li-vre de t InftruSlion pour ta conjìru-stion det ^ieges, après la page IZ8-
PONTS de Bateaux: la con-struction des ponts de Bateaux furles grandes rivières est fort ancien-ne. Sémiramis au rapport de Dio-dore de Sicile, s’en servit pour sonexpédition dans les Indes. Xerxèscontre les Grecs, Darius contre lesScythes se servirent de ponts de Ba-teaux. Le pont de l’Empereur CaiusCaligula est célèbre dans l’histoireauffi bien que fa folie, fa lâcheté &son gouvernement tyrannique. Onpeut croire que le pont de bateauxde Xerxès a servi de modèles aux
Grecs, & que les Romains ont ap-pris des Grecs la maniéré d’en con-struire. On ne voit mille part dansles Historiens de l’antiquité que lesAnciens connussent les bateaux oupontons de cuivre. Les Françoiss’en font servis les premiers. Onignore le nom de l’înventeur. LesHollandois en firent de fer blancqu’on leur prit à la bataille de Fleu-rais. II y a encore des bateaux decuir qu’on lie à des challis de sapin,qui sont infiniment meilleurs queles pontons ordinaires pour hâterles entreprises. Les Allemans s’enservent. Les Modernes ne sont pasles Inventeurs de ces bateaux decuir. Ammien Marcelin fait men-tion du pont de cuir dont l’Empe-reur Julien se servit pour faire pas-ser le Tigre & l’Euphrate à sonArmée.
M. le Chevalier Folard penchefort pour les pontons de cuir bouil-li, plutôt que pour les autres quisont faits de bois de chêne bien ca-baté, ou de cuivre, ou de fer blanc:ceux-ci sont plus lourds, dit-il, &plus difficiles à transporter: au-lieuque ceux de cuir sont plus légers,d’une moindre dépense, & pluspropres pour les entreprises prom-ptes & subites. Je n’ai rien à direautre chose des ponts. J’en ai suf-fisamment parlé dans les articlesprécedens. Pour les ponts de ba-teaux des Anciens, ils n’étoient pasdisse'rens des nôtres.
PONT ou TiLLAC, est undes étages du Vaisseau. Les Fréga-tes de guerre du port de 8. ou 9.cens tonneaux n’ont que deux ponts,â nos plus grands Vaisseaux de guer-re n’en ont que trois, à 5. pieds dehauteur l’un fur l’autre.
La plupart des Officiers de Mari-ne ne s’accordent pas avec les Char-pentiers & les Cassas, .touchant lesnoms de premier & de second pont.Car beaucoup d’Officiers par le motde premier pont, entendent celui