64 1
P O R
ornemens d’Architecture, mais ilne faut pas les prodiguer trop, commeon a fait au Portail des GrandsJésuites de Paris, qu’on a remplide colifichets.
Le Portail de S. Gervais est grand& majestueux dans fa simplicité'.
Le Portjil de la Cathédrale deRheims , quoique Gothique, esttrès - estimé.
PORTE, est un assemblage deplanches pour fermer Rentrée d’uneenceinte. La porte d’une Place deguerre, doit être au milieu d’unecourtine, pour être bien défenduedes flancs & des faces : celles quifont dans le flanc embarrassent lapartie la plus nécessaire de la For-tification, & quand elles font dansla face, elles embarrassent encoreplus la masse du bastion, dont leterrein doit être libre, & propreaux retranchement, qui s’y doiventfaire en cas de besoin. Le moinsqu’unc Place a (Rentrée, est lemeilleur. Toutes les portes ontun pont qu’on leve tous les soirs,outre cela elles font défendues pardes herses, qui font soutenues parune corde, qu’on lâche pour fegarantir des surprises, ou des or-gues, qui font de grosses piècesde bois détachées qu’on laisse tom-ber les unes après les autres, pourfermer une porte.
, Les orgues font meilleures queles herses.
On fait les portes de barrières des Li-gnes fur les avenues des grands che-mins ordinaires, par préférence auxautres. Après cela, de deux courti-nes h deux courtines on fait aullî uneporte de 22. pieds de large, quiferme avec une barrière à fléau,tournante fur un poteau, dont lesommet taillé en pivot est plantésur le milieu, où il partage Rou-verture en deux paflages égaux.Ce fléau bat contre deux autrespoteaux plantés aux deux extrémi-tés des passages, avec des entailles
Dia. Aíilit. Tom. II.
P O R 642
pâtées, aufquelles il s’accroche, &se ferme avec une cheville.
On les place toutes à peu prèsfur le milieu des courtines, & onles couvre de redans, en formede demi-lune.
A l’endroit où font les portesd’une Ville de guerre, on coupele rempart à cet endroit à la largeurde 9. à 10. pieds, óc l’on y faitune voûte de iz. à 14. pieds dehauteur, fur laquelle on fait deuxpetits bâtimens, Run du côté de laVille pour loger un Capitaine desPortes , ou un Aide - Major de laPlace, ôc J’autre du côté de la cam-pagne, pour y placer l’orgue.
Tous les ouvrages où il fautpalier pour entrer dans la Ville,tels que font à Neuf-Brifach leréduit & la demi-lune, ont aullîdes portes.
Les portes d’une Ville de guerresc ferment une demi-heure avantla nuit , & s’ouvrent à la pointedu jour ou une demi-heure après.Voyez GARDE d’une Place.
PORTE-BOSSOIR, en ter-me de Marine : c’est un appui fousle bossoir en forme d’arc boutant,dont le haut est ordinairement ou-vragé en tête de more. Dans unVaisseau de cent trente-quatre piedsde long, de Rétrave à Rétambord,les porte-bossoirs doivent avoirdix pouces d’épaisseur & un piedde largeur.
PORTE d’Ecluse : c’est unegrande clôture de bois qui arrêtePeau dans les écluses. Les deuxbattans de clôture sc joignent enangle au milieu , & souvent parle moyen d’une grande queue quia la force du levier.
* PORTES d’Eeluses. UneEcluse , selon la définition de M.Betidor, est un lieu choisi dans unCanal ou un courant d’eau, poury construire deux Ailes de Maçon-nerie que l’on nomme fíjjoiers ouJouiUeres , tracées selon. certainesX pro-