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formement marquée dans touteforte de Camp.
On examine quel est le poste leplus avantageux pour tous ces diffé-rens corps de l’armee, & unemaxime générale pour le Camp estde laisser dans Pintérieur les Pla-ces suivantes.
En premier lieu celle qui doitêtre autour des chariots de muni-tio n de bouche, c’est - là que setrouve la grande Boucherie tantpour l’Infanterie, Cavallerie, Ca-noniers, & Armuriers, que pourla Cour du Grand Vifir. On ydistribue auflì le grain , le beurre,le gruau , & l’avoine pour les
chevaux.
II y a une autre Place autourdes Janifijaires, de l’Infanterie Se-ratculy , de P Artillerie, & des Ca-nonicrs. Ces compartimens sujetsà changer, se font à l’œil, de mêmeque ceux qui doivent être fixes.
II n’y a aucun Quartier - Maîtreallez hardi pour oser prendre pos-session du terrein qui lui est allìgnépour sa Trouppe, avant que laTente, où l’on fait mourir lescriminels soit dressée, & qu’on yait arboré derrière une des queuesde cheval du Grand Vifir. Audidès que cette queue de cheval paroîtles Quartiers - Maîtres s’y règlent,pour arborer celle des Bachas sui-vant le rang, qui leur appartient, soità la droite, soit à la gauche, sur deuxailes, on observe qu’elles fassent uneel'péce de cercle, qui renferme tou-tes les autres parties du Camp.
Les Quartiers - Maîtres tâchentautant qu’il est possible de placerPlnfanterie proche de l’eau destinéeau service de l’arniée, & cela pourdeux raisons. La pre'miere, c’estque les Turcs ne boivent pointde vin, & il leur faut nécessaire-ment de Peau pour se désilterer.La seconde, c’est qu’il leur en fautaussi pour se purifier la nuit avantla priere. Ils ont aulsi coutume
de se laver après avoir fait leursnécessités derrière des retranche-mens de toile.
Cette prodigalité d’eau est con-trebalancée par le ménagement dubois, dont ils consument très - peu.Ils creusent de petits fourneauxdans terre, ce qui ne leur coûte qu’uninstant de travail, & avec la moin-dre petite branche d’arbre, de l’her-be sèche , & même de la fiente debœuf séchée au soleil , ils ' fontchausser Peau pour la cuisine.
QUE R A T, terme de marine,c’est la partie du bordage , com-prise depuis, la quille , jusqu’à laplus proche des perceintes.
Q_U E R E L L E S : les querellesentre les Soldats ont été de tousteins défendues, & punies. Lesmoindres font punies par la prison.Autrefois par une Ordonnance deFrançois I. ceux qui en venoientaux coups de bâton les uns contreles autres étoient punis corporelle-ment. La même discipline s’ob-scrve encore aujourd’hui & lesSoldats, Cavaliers , ou Dragons,qui mettent l’épée à la main lesuns contre les autres font arrêtés,& passés au Conseil de guerre.Veyez ce que j’ai dit sur le motde Discipline militaire.
* QUESTJE, ternie de mer,qui se dit de là longueur du Vais-seau qui excède celle de la quille.
QU ESTE, est la saillie & l’é-lancement, que l’étrave & l’étam-bord font, aux extrémités de laquille. Ainsi la Quefte est propre-ment la ligne que l’on conçoit êtretirée en prolongeant chaque extré-mité de la quille, jusqu’au con-cours des deux autres lignes quiseroient tirées à plomb, une dePétambord & l’autre de Pétrave.Mais Pétrave a toujours plus deQuefie ou de faillie que Pétambord :car on ne donne de quefie à l’étimt-bord, qu’environ la vingtième par-tie de la quille, mais on en donneZ 3 environ