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mandans des Corps, if c. Lors-qu’un Régiment doit passer en re-vue, le Major doit le mettre enhaye par Compagnie, ensuite leurfaire faire à droite & à gauche, defaçon que la Compagnie des Grena-diers fasse face à droite en-dehorsdu Bataillon, la Colonelle à gau-che, laLieutenance Colonelle à droite,faisant face l’une à l’autre, & ainsides autres : on dispose de mêmeles autres Bataillons. Dans les Re-gimens bien disciplines, les Sergensaccoutumés à faire ce mouvement,doivent avertir leurs Compagnies dece qu’clles ont à faire, mais pourplus grande sûreté le Major doit lesen avoir fait souvenir quelquetems auparavant. On peut encorefaire ces mouvemens au son du tam-bour, ils en sont bien plus beaux.Pour les faire exécuter, il faut fai-re marcher chaque Bataillon en co-lonne par Compagnie, chacune furquatre rangs de hauteur, les tam-bours ensemble , entre le second &troisième rang de la première divi-sion : & lorsqu’on est vis-à-vis le
terrein, qu’on doit occuper, onfait rappelles les Tambours, aíinde faire serrer les derniers rangs dechaque Compagnie à la pointe deP épée, & d’avertir tout le mondede ce qu’il aura à faire ; ce quiétant fait, on les fait battre auDrapeau, & à l’instant chaque Offi-cier faisant la contremarche parrang, fait défiler sa Compagnie unà un, observant de marcher tous àla mênie hauteur, jusqu’à ce quele Major les voyant arriver égale-ment, & e» même tems fur le ter-rein, leur fasse faire halte en fai-sant cesser les Tambours, & ensui-te au moyeu d’un seul coup de ba-guette, il leur fait faire à droite &à gauche. Ces inouvemes font beau-coup plus courts, que lorsque leMajor est obligé de prendre, & dedresser par détail chaque Compa-gnie sur son terrein : il faut seule-ment avoir attention à faire mar-
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cher les Officiers à distances égales,& les Soldats fur la même Ligne deleurs chefs de file, à un grand pasles uns des autres.
Quelque-tems avant la revue , leMajor doit s’instruire par Compa-gnie des gens détachés, des malades,des absens par congés ou autreschoses, qu’il écrira fur son livret,asin d’en rendre compte à l’Inspe-cteur ou au Commissaire. II nesçauroit assez prier les Officiers, &ordonner aux Sergens de n’y pointparler,. à moins qu’on ne les inter-roge ; car rien ne marque tant fatrouppe mal disciplinée, que lors-que tout le monde s’y fait entendraindistinctement. Comme le Majordoit être informé de tout ce qui sepasse, dans un Régiment, c’eft àlui seul à en rendre compte, le re-ste doit observer un profond silence :en cas que l’Inspecteur ou le Com-missaire , veuillent voir défiler leRégiment, il faut faire former desrangs à chaque Compagnie, & lesdisposer en cet ordre, sçavoir leCapitaine à la tête, le Lieutenant surla droite un pas en arriére du Ca-pitaine : le Soulieutenant fur lagauche, un pas en arriére du Lieu-tenant, suivis des Sergens & Tam-bour , marchans à un pas du pre-mier rang, des Soldats qui doiventdéfiler par quatre, par six ou parhuit files.
Dès qu’ils font prêts à faire larevue, le Major doit leur présenterun livret, composé d’autant de feuil-les qu’il y a de Compagnies danschaque Bataillon, ensorte que cha-que Compagnie soit détaillée sur unfeuillet particulier, & l’Etat-Majorà la fin sur un autre feuillet. IIdoit remettre un pareil livret auMajor de la Place, & en garder unpar devers lui, pour marquer demême qu’eux les Officiers, Sergens,Tambours & Fusiliers pressens, àmésure qu’ils défileront ; & ensui-
te ceux qui seront détachés, absous
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