RE V
R K V
82g
827
par congés, ou malades àl’Hôpital,jusqu’à l’Etat-Major : lì l’Inspe-cteur ou le Commissaire veulentcompter les Compagnies en haye, ilfaut observer les mêmes choses. Larevue faite, on fait reformer lesCompagnies pour les mettre en ba-taille, afin d’exécuter les ordres deson Commandant pour reconduirele Régiment dans son quartier.
Lorsque les Inspecteurs ou lesCommissaires veulent faire la re-vue, ;iìs doivent avertir la veillele Gouverneur ou le Commandantde la Place, & convenir avec lui del’hcure à laquelle ils la feront. LeGouverneur fait avertir à l’ordre,& le lendemain les Tambours bat-tent la générale à Theure qu’on leura donnée. II est à remarquer quelorsque toute TInfanterie, qui esten garnison dans une Place, doitprendre les armes, les Tamboursbattent la générale, & lorsqu’il n’ya qu’une partie, qui doive les pren-dre, les Tambours des Trouppesqui doivent s’assembler, battentaux champs, au-lieu de battre lagénérale.
Le Directeur Général des Ecolesd’Artillerie, & Plnspecteur Généraides mêmes Ecoles, doivent suivantPOrdonnance du 22. May 1722. al-ler chaque année visiter les Batail-lons du Régiment Royal Artillerie,qui font dans les Départemens quileur font distribués, en faire larevue, & examiner la capacité desOfficiers & des Soldats. Ils ontdans leurs tournées tous les hon-neurs de Commandans. Les Lieu-tcnans-Colonels & Capitaines, leurobéissent en tout ce qui est du ser-vice de P Artillerie : ck les Com-mandans & Majors, leur rendentcompte de la conduite des Officiers.Ces revues fe font indépendammentde celles qui doivent fe faire tousles mois par les Inspecteurs & Com-missaires d’Artillcrie.
Quand le Roi convoque le Ban &Arriére-Ban, comme cela est arri-vé fous Louis XIV. en 1688. ce fontles Baillis, Sénéchaux, Officiers deRobe longue, qui en font les Re-vues avec les Inspecteurs & Com-missaires des Guerres. Quand il yavoit des Compagnies de Cadets, lesCommissaires des Guerres en fai-foient la revue tous les mois, com-me on fait de toutes les Trouppesde 8. M. & on n’y employoit pré-fens aucun de ceux qui en étoientabsens, même par congé du Capi-taine ; & on ne choilìssoit pour la
revue que le jour de Dimanche, oùun jour de Fête, de concert avecle Gouverneur ou Commandant dela Place, & avcc le Capitaine ouCommandant de la Compagnie,afin de 11e point détourner les Ca-dets de leurs exercices.
Pour les revues des Trouppes deCavallerie & de Dragons, s’il y ades Places de Maréchaux des Logis& Brigadiers vacantes , il en estfait mention dans les revues du mois.Les Cavaliers, comme les Officiers,doivent passer cil revues avec leurscuirasses, du-moins à l’épreuve dupistolet, & bien armés, c’est-à-dire,ne leur manquant rien, ainsi quetoute la Cavallerie de la Maison duRoi. Aucun Commissaire & Inspe-cteur de la Cavallerie, ne peut pas-ser les cheveaux, s’ils ne font de lataille, conforme aux Ordonnances.
Dans les lieux où il n’y a pointde Gouverneur, Commandant, niMajor, & où il fe trouve desTrouppes, lesCommifipires doiventfaire signer leurs extraits des revuespar les Maires, Echevins, ou au-tres Magistrats des lieux. Les Ex-traits des revues qu’ils font obligésd’envoyer au Secretaire d’Etat dela Guerre & aux Intendans dansles Départemens defqtiels fe fontleurs revues, doivent être signés àtoutes les feuilles, tant par les Of-ficiers