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Tome II.
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S A L

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SALUER de la Mousqueterie,c’est quand on tire une ou troissalves de Mousqueterie, c’est unemaniéré de saluer qui a coutume depre'çe'der le salut du canon, & quise fait seulement à l’occaíion dequelque fête.

S A L U ER du canon : c’est ti-rer un nombre de coups de canon,trois, cinq, sept, <5c nçuf à balles& fans balles, selon qu’on veutrendre plus ou moins d’honneur àceux qu’on salue.

Les Navires saluent à nombreimpair, <$r les galères par un nom-bre pair. Le Vaisseau qui est fousle vent d’un autre est oblige' d^sa-luer le premier.

SALUER de la voix : c’estcrier une ou trois fois vive leROI, ce que tout l’Equipage saitétant tête nue : ce salut se faitaprès celui du canon, 011 lorsqu’onne peut ou qu’on ne veut pas tirerdu canon.

SALUER du Pavillon : onsalue du Pavillon de deux maniè-res, ou en ('embrassant le tenantcontre son bâton, ensorte qu’il nepuisse voltiger, ou en ramenant &le tenant de telle maniéré qu’il soitpossible de le voir : c’est-là le plusgrand salut de tous,

SALUER des voiles : le salutse fait en amenant les huniers à mi-mât, ou fur le ton. 11 n’y a queles Vaisseaux qui font fans canonqui saluent de cette sorte.

SALUER à boulet, voyez ci-dessus,

SALUT. Le salut & les hon-neurs Militaires font dûs aux Sou-verains & aux Ge'nêraux d’Arme'e.Lorsque la personne qui doit êtresaluée approche du front du Batail-lon, soit par la droite, soit par lagauche, l’Officier, qui est le pre-mier du côté d’où il vient, doitprendre ses mesures justes, pourqu’en le saluant, le bout de sonarme tombe environ trois pas

devant lui, asin qu’il soit directe-ment vis-à-vis quand il salue duchapeau : tous les autres Officiersdoivent avoir la même précaution.

Le sa lut du Sponton se fait enquatre tems : au premier on faità droite, & on met le Sponton debiais , portant en même - tems lamain gauche fur la hampe, à troispieds du talon ; au second on pous-se la hampe de la main droite, pourporter la lance près de terre, & onreporte en même-tems cette main,les doigts étendus, près du talon:qu troisième on releve le Spontonpour le mettre de biais, âc on a lebras dans la même disposition qtt’auprémier tems : au quatrième onfait à gauche, & on remet le Spon-ton au prémier état, portant aussi-tôt la main gauche au chapeau pourl’ôter, & faire ensuite une inclina-tion de corps à celui qu’on salue,supposé que ce ne soit pas le Roi,parce que pour lui il faut seulementôter le chapeau, & se tenir droit,fans s’incliner.

Les Officiers qui ont des fusilsmettent la bayonnette au bout poursaluer, & font avec cette arme lesmêmes mouvemens que font ceuxqui portent des Spontons. Ceuxqui portent les Drapeaux, ont letalon de la pique appuyé fur la han-che droite, & tiennent leurs Dra-peaux un peu de biais en avant.Lorsque celui qui doit être saluépasse devant eux, ils baissent toustrois ensemble les lances jusqu’à ter-re, & les relevent ensuite, aprèsquoi ils saluent aussi du chapeau.A l’égard des Sergens, ils ont tousle chapeau bas, jusqu’à ce que ce-lui qu’on salue, ait tout-à-faitpassé le front du Bataillon.

Si le salut se fait en campagne,ou en quelque autre occasion oules Officiers - Majors soient à che-val, le Major se poste sur la droitedu prémier rang, l’Aide-Major surla gauche du même rang où iissont