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vant leur dignité. On les leur rendaussi par le bruit des Tambours,qu’on différencie, suivant ce qu'ilsfont. Cela ne se pratique que lors-que le Bataillon est formé, ouquand on monte la Garde chez ceuxà qui ces honneurs font dûs, parceqti'en marchant les Tambours bat-tent toujours aux champs indiffé-remment, devant qui que ce soitque le Bataillon paise. l.orsqu’ilesten bataille & de pied ferme, il ncbat aux champs que pour les Prin-ces, les Généraux ou Maréchauxde France. On appelle pour lesLieutenans - Généraux ou Maré-chaux-de-Camp commandans l’Ar-mée en chef. Les Tambours nebattent point pour ceux qui font àun moindre grade.
Pour saluer un Prince 011 un Gé-néral, qui paffe devant un Régi-ment de Cavallerie, celui qui lecommande dit Haut les Armes auxCavaliers, A soit que sa Trouppemarche, ou reste de pied ferme, ilsalue ( lui A les autres Officiers duRégiment) de P épée, qui est le sa-lut des Officiers de Cavallerie.
S A L U T fur mer est une défé-rence A un honneur qui se doit ren-dre fur mer, non - seulement entreles Vaisseaux de différentes Nations,mais encore entre ceux d’une mémeNation, lorsqu'ils font distinguéspar le rang des Officiers qui lesmontent, A qui y commandent.Ces respects consistent h se mettresous vent, à amener le Pavillon, àl’embrastér, à faire lés prémieresA les plus nombreuses déchargesd’Artillerie pour la salve, à ferlerquelques voiles, A particulière-ment le grand hunier, à envoyerquelques Officiers à bord du pluspuissant, A à venir mouiller fousl'on Pavillon, selon que la diversitédes occasions exige quelques-unesde ces cérémonies.
I.es Vaisseaux Marchands saluentles Vaisseaux de guerre.
Quelquefois parmi les Nationsqui peuvent entrer en concurrence,chaque Vaisseau de guerre, qui estfur la Côte ou à la vue des terresde fa Nation, reçoit le salut duVaisseau étranger, & le lui rendensuite. Le Vaisseau qui est sousvent d’un autre, est obligé de saluerle premier.
Par une Ordonnance de 1670. lesVilles A Forteresses maritimes duRoyaume doivent saluer le PavillonAmiral de treize coups de canon, Ail doit leur en rendre cinq. Le Vi-ce-Amiral, le Contre - Amiral doi-vent saluer les Places maritimes cha-cun de cinq coups, & elles doiventleur rendre coup pour coup. LesCornettes A les Fiâmes saluent cha-cun de trois coups, & on leur enrend deux.
A l’égard du salut que les Vais-seaux de Roi se doivent entr’eux parPOrdonnance de 1671. le Vice-Ami-ral A le Contre-Amiral saluent PA-miral, en amenant leurs Pavillons,& absiílant leurs hautes voiles. LeContre-Amiral salue le Vice-Amira!seuler*ent du canon, A les Vais-seaux portant Cornette A les sim-ples Vaisseaux de guerre saluentaussi le Vice-Amiral seulement ducanon.
En 1674. Louis XIV. ordonnaque si le Pavillon Amiral & PEten-dart Réal des Galères se trouventen même Port ou en même rade, Amême en présence Pun de l’autre,le premier des Vaisseaux d’tine Esca-dre faine premièrement le PavillonAmiral, A puis PEtendart Réal; Ac’est une régie que quand il y aplusieurs Vaisseaux de guerre en-semble, il n’y a que le Comman-dant qui salué.
Le Pavillon Amiral, A PEtendartRéal des Galères d’une Tête cou-ronnée, saluent les premiers lesPlaces maritimes d’une autre Tctecouronnée , quand ils y .viennentmouiller, ou qu’ils pallcnt devant,