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Tome II.
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881-882
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& se contentent que ces Placesmaritimes leur rendent coup pourcoup.

En tems de paix le Pavillon deFrance & l’Etendart Royal de nosGalères^ rencontrant fur nier, desPavillons Espagnols d’un rang égal,doivent recevoir le salut , ou se lefaire rendre par force sur Côte mê-me d’Espagne. Mais notre Vice-Amiral, notre Galère Patrone, &notre Contre-Amiral rencontrantle Pavillon Amiral d’Espagne, ouPEtendart Royal des Galères d’Éspa-gne, ne font aucune difficulté deles saluer les premiers.

L’Amiral d’Hollande plie son Pa-villon , & salué de son Artillerie lePavillon Amiral de France, & l’E-tendart Royal de nos Galères,quandil les rencontre, & les Holíandoisrendent le mème salut de Vice-Ami-ral à Vice-Amiral, & de Contre-Amiral à Contre-Amiral. Mais leurAmiral n’est obligé de plier le Pa-villon que pour notre Amiral, &salué seulement le premier de sonartillerie notre Vice-Amiral & notreContre-Amiral.

Nos Chefs d’Efcadre portant Cor-nette , saluent les prémiers le Pavil-lon Amiral d’Hollande, & lé fontsaluer les prémiers par leur Vice-Amiral, <5c leur Contre-Amiral.

L’Etandart Royal de nos Galèressalue le premier notre PavillonAmiral, qui lui rend coup pourcoup : mais ce même EtendartRoyal est salué le prémier par notreVice-Amiral ; & réciproquementnotre Vice-Amiral est salué le pré-mier par la Galère Patrone, maisil rend coup pour coup à la Patrone,qui est auílì saluée la prémiere parnotre Contre-Amiral.

L’Etendart Royal des Galères deFrance est salué le prémier par nosPlaces maritimes , fur quelque Ga-lère qu’il soit arboré.

Le salut Royal est de quinzecoups, & quand notre Armée Na-

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vale salué le Pavillon Amiral, il nerépond que de quinze coups. LesGalères saluent toujours par unnombre pair de coups de canon, &les Vaisseattx saluent toujours parun nombre impair, st ce n’est à larencontre de l’Amiral & de l’Eten-dart Royal ; car l’Etendart Royalayant salué d’un nombre pair l’A-miral lui rendant coup pour coup,salué auffi d’un nombre pair.

Les Vaisseaux desProvinces-Uniesne baillent point le Pavillon les unsdevant les autres, mais ils se sa-luent de quelques coups de canon,le moindre en dignité saluant celuiqui est au-dessus de lui, & le plusjeyne son ancien. Celui qui est leplus élevé en dignité répond d’unmoindre nombre de coups, mais ce-lui qui n’a que l’avantage de l’an-cienneté répond d’un pareil nom-bre. Les Vaisseaux des plus an-ciens Collèges sont les prémiers cnrang & ne saluent que les derniers.Ceux qui sont de Collèges égaux enancienneté, tiennent leur rang se-lon le tems de la réception & pré-station de ferment des Commandons,l sans aucun égard aux lieux où ilssont. Toutes ces choses s’obser-vent par une ancienne coutume debienséance, sans qu’il y ait aucunordre ou règlement à ce sujet.

Les Vaiil'eaux des Provinces-Uniesbaist'ent le Pavillon du mât, & laplus haute voile jusqu’à mi mât de-vant les Navires de guerre Angloisfuries côtes d’Angleterre, & nullepart (bailleurs, suivant une ancien-ne coutume que l’usage a établie.Aucuns Vaisseaux ne sont obligésd’amener en pleine mer devantd’autres, s’il n’y a quelque ancien-ne pratique qui y donne lieu. ’ Labienséance oblige les Vaisseaux desRépubliques à saluer les prémiersles Vaisseaux des têtes Couron-nées, s’ils sont de la même qualité,que ceux des Républiques qui lesrencontrent. Le salut se fait en ti-E ç 5 rant