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sont cependant pas impossibles àvaincre, mais 011 ne peut donnerdes réglés certaines Air cela. II fautde nécessité que ce soit la disposi-tion des lieux, & celle de l’ennemiqui en décident.
Celui qui conduit í’entreprise s’in-struit li bien de ses dispositions,qu’il n’ait pas besoin d'autre guideque de lui-méme. Si ce sont desTrouppes qu’on veut jetter dansune Place, il faut qu’il se souvien-ne que c’ell de l’Infanterie qui y estnécessaire, & non pas de la Caval-lerie. Les Cavaliers qui font char-gés d’introduirc de la poudre dansune Place, ont foin de la mettredans des sacs de cuir, de peur quela poudre, si 011 la mettoit dans dessacs de toile ne se répande le longdu chemin.
La meilleure maniéré de secourirles Places est d’y aller avec une bon-ne Armée ; pour combattre cellede l’Affiégeant, de quelque manié-ré qu’eile soit postée , asin de lacontraindre de lever le siège. Sidans cette occasion il y a une Ar-mée d'observation, ou si celle quiassiège fort des Lignes pour venirau-devant pendant faction, pourvuque l’occasion se présente de jetterdes Trouppes ou d’autres secoursdans la Place, il en faut profiter àcause du succès incertain de l’entre-prise. Cette action doit être con-certée avec le Gouverneur par lemoyen des espions, afin qu’il fassede son côté des efforts pour se don-ner tout ce qu’il a besoin pour fai-re une vigoureuse résistance.
Mais si l’Ennemi ne fort point deses retranchemens, & qu’il faille l’yforcer, un Général a deux partisà prendre. Le premier est d’atta-quer en lignes, déployées une par-tie de la circonvallation, séparéede l’autre par quelque rivière, ruis-seau , ou autre défilé , asin de n’a-voir pas toutes les forces de l’en-nemi h combattre. Pour cet effet
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il fait paroitre quelques Corps detrouppes de l’autre côté, pour y te-nir en échec celles qui y font engarde : si elles vont au secours ducôté de l’attaque, ces Corps ne man-quent pas de profiter de leur absen-ce, pour pénétrer dans les Lignes,& pousser s’il est possible jusqu’auxtranchées, ou du-moins faire unepuissante diversion. Le second par-ti est d’attaquer le retranchementpar têtes de colomnes ; on les for-me en divers endroits : dans cecas on choisit les plus foibles, d’oiìon puisse le plus aisément pénétrerjusqu’à la Place. Quelques niésu-res que l’Assiégeant prenne il ne luiest gueres possible d’en prendre Nas-ser justes pour s’opposcr à ces sor-tes d’attaques ; car en faisant unedisposition semblable, en opposantcolomne contre colomne, il ne lepeut sans être obligé de dégarnirprèsqu’entiércinent le derriere de sesparapets, & fans «'exposer à êtreemporté par ces endroits. II est in-finiment plus aisé à l’Assaillant dedonner le change, qu’il ne lui estfacile de s’en garantir.
Mais comme 011 ne peut secourirune Place assiégée qu’cn quatre ma-nières ; 1 ) par de petits secourt
qui entrent à la dérobée ; r) enattirant l’Assiégeant hors des lignes,fous prétexte d’une bataille, ôc dé-tachant en même-tems d’un autrecôté des Trouppes qui se font jourà travers les endroits des lignes lesplus dégarnis; z) en mettant lesiège devant une autre Place aussiconsidérable que celle qu’on attaquepour faire diversion ; 4) enfin en at-taquant les lignes de circonvallation,ou peut s’y opposer de cette façon.
On empêche les petits secours parla Circonvallation & les Gardesavancées. On prévient les secoursen ne sortant jamais des lignes, amoins qu’on ne soit en état de lais-ser dans la Tranchée un nombre deTrouppes fusillant pour s’opposer