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Tome II.
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SEC

S E C

aux sorties de l’Assie'gé, qu’on nesoit assure que ('Ennemi ne peut se-courir la Place, que par l’endroitoù on va l’attaqucr, ou qu’on nepuisse mettre des Trouppes dans lesautres endroits par où il pourroitenvoyer des détachemens , & quel’Armée qu’on fait marcher contrelni ne soit aussi nombreuse que lasienne.

On remedie à la diversion enpressant vivement le liège, qu’on acommencé, pour être en état aprèsla Ville prise, d’alier secourir celleque l’Ennemi attaque avant qu’ill’ait contrainte à se rendre. Enfinon se met facilement à l’abri de l’at-taque des Lignes par une Arméed’obscrvation, qui prenant toujoursses postes entre la circonvallation«& i’Hnnemi, (‘empêche d’approcher.

Mais lorsqu’on n’est pas en étatd’avoir deux Armées pour le lièged une Place, ce qui arrive quelque-fois, ('attaque des Lignes est alorsextrêmement h craindre, à cause dela trop grande étendue de la circon-vallation. Dans ces occasions il fautfaire construire les Lignes le plussolidement qu’on peut, en faire lesparapets à l’e'preuve du canon, lesfaire bien fasciner à mesure qu’onles éléve, y mettre des fraises, enélargir le fossé jusqu’à t*, pieds pourle moins, & mettre des palissadesfur le bord de la contrescarpe, en-sorte cependant que leur élévationn’cmpêche pas le feu desLignes.

II feroit encore mieux de mettreces palissades à 14. 011 15. toises loindu bord où on les planteroit en lesfaisant pencher vers la Campagned’un angle de 45. dégrc's & tenantleur tète élevée de 3. pieds. Danscette situation elles arrêteroienttout court ('ennemi, qui ne pour-roit les arracher, & qui auroit ce-pendant beaucoup à souffrir du feude la Ligne.

On auroit encore ('avantage deP incommoder par des grenades,

dont les éclats passeroient à traversles entredeux des palissades : au-lieuque celles qu’il jetteroit, ne pou-vant à cette distance s’élever juf-qu’au dessus du parapet, retombe-roient dans le fossé. Comme il estrare que la circonvallation soit éga-lement accessible de tous côtés , &tju’il se trouve souvent des rivières,étangs, marais dfc des ravins, oudes escarpemens qui en fortifientune bonne partie. Ce moyen neferoit pas si difficile qu’il le paroi td’abord, puisqu’ il n’y auroit qu’àplanter ces palissades dans les en-droits les plus foibles & l’on en ti-reroit cependant une grande utilité.

S E C R E 'E : pour que tout soitsecret & que rien ne transpire chez('Ennemi, un Général doit délibé-rer avec plusieurs, résoudre avecpeu ou seul. II faut qu’il cache sondessein à ('Ennemi, s’il le découvrele changer.

II doit se donner de garde desEspions de l’Ennemi, garder bienles prisonniers , ne souffrir ni lesvagabons, ni les inconnus dans l’Ar-mée, ne fe pas fier aux Déserteurs,punir rigoureusement ceux qui ontdes correspondances avec ('Ennemi,ou qui revelent le secret. Feindre,endormir ('Ennemi quand on a undessein, tâcher de faire croire pardes marques apparentes qu’on en aun autre : 6 l’on est fort , fein-

dre d’être foible, & a u contrairefaire mine d’attaquer un lieu & fon-dre fur un autre.

SECRET: c’est l’endroit dubrûlot par où le Capitaine, qui leveut brûler, y met le feu.

SECRETAIRE: chaque Com-pagnie des Régimens Suisses a unSecretaire, c’est-â-dire, un bas Of-ficier , qui fait les affaires de laCompagnie, achete les souliers ôcles habillemens des Soldats, qui enont besoin, & tient Registre de cequ’il fournit. Ils le nomment Mu -Jìerscbreiber.

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SECRE-