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Tome II.
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921-922
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ment pafl'oit proche où à la vue dequelques Corps de Garde que ce soit,on doit prendre les armes, les pré-senter un genou en terre & le tam-bour doit battre aux champs.

Pour les Sentinelles que l’on posedans une Armée campée, & auxenvirons, comme elles font infiniesjc n’en ferai point le détail. II n’ya point de Militaire, pour pcuqu’ilait fait campagne, qui ne fçachecombien il est nécelfaire d’y emplo-yer de Sentinelles. De plus au motde c; a r d F je me fuis assez éten-du fur celles que l’on monte àl’Armée.

SEP de Drisse, terme de mari-ne, bloc d'issas, ou roc d’issas, estune grosse piéce de bois, mise de-bout fur la carlingue, d’où elle s’é-leve fur le pont, & est garnie parle bout d’enhaut de trois ou quatrerouests de poulie, tant pour fairela manœuvre de la drisse ou iffiis,que pour le service de la guindcres-se ; lorsqu’on veut isser & amener,soit les basses voiles, soit les mâtsde hune, ce qui se fait souvent parle secours du cabestan. 11 y a deuxseps de drisse, un pour le grand-mât,l’autre pour le mât de milairte, &chacun est élevé au pied de sonmât.

S E RA 8 Qj(J IE R chez les T uresest celui qui commande en Chef enl'ahsence du Visir. Mais son pou-voir est subordonné à celui de cepremier Ministre. II doit en pren-dre les ordres en partant pour far-inée , & ne point s’en écarter.

Si les difficultés qui sc rencon-trent dans les Opérations, deman-dent du changement dans la disposi-tion du projet de la Campagne, ilest obligé d’en donner avis par desCouners au Grand- Visir, qui luienvoyé des ordres nouveaux pouragir dans l’occasiou. II assemble leDivan dans le Camp (c’cst-là le Con-seil de guerre des Turcs) & il ydécide des points, qui ne font pasde grande importance.

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S’il est seul .1 farinée, il comman-de au poste d’honneur dans une Ba-taille ; mais si le Grand -Vifir s’ytrouve il ne commande alors qu’u-ne des ailes, dont le choix est en fadisposition, tk répond sur sa têteauVifir de sheureux succès de son en-treprise. Souvent un Vifir, quiaura eu le dessous dans une action,en rejette la faute fur le Serasquier,qui est alors la victime infortunée,qu’on sacrifie à l’honneur de pre-mier Ministre.

SERGENT d’Armes : lesSergens d’Armes, dits en Latin, Ser-vitntes armorum, furent une Gar-de institué par Philippe - Augustepour la conservation de fa per-sonne.

La Compagnie des Sergens d'Ar-mes étoit au moins de cent cinquan-te ou de deux cens hommes, puis-que Philippe de Valois voulant enfaire une réforme les réduisit aunombre de cent.

Ces Sergens d’Armes étoient desgens de distinction, qui sous Phi-lippe-Auguste, étoient tous emplo-yés à la Garde de fa personne, maisqui dans la fuite, comme sous Phi-lippe le Bel, ne scrvoient plus quepar Quartiers, & la Garde desChâteaux des Frontières leur étoitconfiée.

Ils avoient pour Armes la Massed’armes, l’arc & les flèches. DepuisPhilippe-Auguste, jusqirà CharlesVII. la Garde des Sergens d’Armesest bien distinctement marquéedansFHistoire & dans les Etats de la Mai-son de nos Rois.

Charles V. Régent du Royaume,pendant la prison de Jean son Pere,cassa les Sergens d’Armes, & n’enconserva que six. Sous Charles VI.on en trouve huit, dont la moitiéscrvoit par mois alternativement.

SERGENT est un Officierd’une Compagnie d’Infanterie, &le prémier des Hautes payes : ilcommande souvent de petits Déta-che-