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distinction entre lui & les Sergentdi Bande ; & les Sergent de Ba-taille étoient à leur tour subordon-nés aux Sergent Généraux deBataiUe,qui étoient pris d’entre les Mestres-de-Camp. Pour les Sergent de Ban-de, ils furent restreints fous LouisXII. à ces Officiers subalternes, quenous appelions aujourd’hui simple-ment Sergent.
SERGENT de Bataille. Cet-te Charge étoit considérable dansles Armées de France. Les Scrgensde Bataille avoient du commande-ment dans les Armées, & faifoientauffi les fonctions des Inspecteursd’aujourd’hui. Mais c’e'toit un gra-de inférieur à celui de Maréchalde Bataille.
Le Maréchal Duc de Navailles en1646. ennuyé de n’étre que simpleColonel, demanda d’étre Sergent deBataille, Charge qui étoit alors au-dessns des Mestre-de-Camps, & onlui en donna le Brevet. M. de laMotte Houdancourt l’a été' auffiavant que d’étre Maréchal deFrance.
On trouve le titre de Sergens deBataille dès le tems de François I.Mais ces Sergens de Bataille alorsn’étoient que les Sergens de Bande.II y avoit du régne de ce Princedes Sergens Généraux de Bataille,qui étoient des Officiers de distin-ction & qui avoient le même em-ploi, peut-être dans une Arméequ’a aujourd’hui un Major-Général.
II y a eu des Sergens de Bataillefous Henri IV. Cette Charge enfinparoit avoir cessé depuis la paix desPyrénées. L’Auteur de l’Histoire dela Milice Françoise, croit que lesfonctions des Officiers, soit Maré-chal, soit Sergent de Bataille, ontvarié selon la volonté des Princes& des Ministres de la Guerre ; quela Charge de Sergent de Bataille aété très-considérabìe, mais que dansla fuite on a mis au-dessus de lui un•Officier, à qui on a donné le titreDiíl. Mtlit. Tom. II.
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de Maréchal de Bataille, en lui at-tribuant avec la préséance les prin-cipales fonctions du Sergent deBataille.
II y a dans les Trouppes d’Alle-magne & d’Efpagne, des SergensGénéraux de Bataille, qui ont cha-cun le même commandement quenos Maréchaux de Camp ont dansnos Armées. Ils ont des SergensGénéraux de Bataille d’Infanterie,& des Sergens Généraux de Bataillede Cavallerie. Mais un SergentGénéral de Bataille d’Infanterie, n’anul rapport à la Cavallerie & hP Artillerie, de même celui de laCavallerie ou de P Artillerie, ne femêle point de Pínfanterie. Les Sergens de Bataille, quand il y en aeu dans les Armées de France, n’ontpoint été partagés dans leurs fon-ctions comme dans les Armées d’Al-lemagne < 5 c d’Efpagne.
II ne me reste plus rien à direfur l’antiquité & l’origine du nomde Sergent. Mais pour revenir auxSergens d’aujourd’hui, qui ferventdans Pínfanterie je dois dire qu’ou-tre les Garçons Majors, on choisitun Sergent des plus étendus, quiest chargé des mêmes fonctions,sous le nom de Sergent Major. IIfait à PArmée l’Office de ÁVague-Mestre pour le soin des Equipages.
SERGENT, en termes de ma-rine est un outil pour cambrer lesplanches qtfon chauffe. C’est auffiun crochet de quatre à cinq pieds delong & d’un pouce, ou neuf lignesde grosseur, en quarré, ayant uncrochet en bas, & un autre, quimonte, & descend le long de labarre, qu’on appelle main. 4 II sertpour joindre, ou tenir les pièces debois, lorfqti’on veut les coller, oucheviller, & pour faire revenir labesogne, c’est-à-dire presser le boisPun contre l’autre.
SERMENT: prêter serment:ceux qui sont revêtus des Char-ge», tant de la Couronne & de laGg Mai-