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quand la retraite est battue de fairecoucher ies Soldats, de faire étein-dre les feux, & les lumières , em-pêcher qu’on ne joue, qu’on neveille, qu’on ne farté du bruit. Ilsdoivent se trouver à toutes les di-stributions. Ils doivent eux-mèmestirer les portes qui doivent leurechéoir pour monter la garde,* fetrouver des premiers fur la place,où les gardes du Régiment ont cou-tume de s’alfembler. Un Sergentde garde, quand il est arrive' à sonposte, doit viliter les armes, défen-dre aiix Soldats des’écarter, cSt exa-miner si les Sentinelles fçavent bienleur consigne. Aucun Sergent degarde ne peut quitter son poste.Quand la garde prend les armes, ildoit être armé de fa hallebarde :c'est à lui de faire conduire dansune place de guerre les étrangerschez le Commandant, à faire visi-ter les voitures, qui veulent en-trer, & à tenir les ponts libres.Eníin les fonctions des Sergent,soit qtt’ils soient de garde, soit quele Régiment prenne les armes, soiten marche, soit en garnison, soiten campagne, sont d’un trop longdétail pour pouvoir toutes les ras-sembler ici. On les trouvera ré-pandues dans les deux volumesde ce Dictionnaire, sous dirt'ércnstermes, où je renvoyé le Lecteur,pour ne pas me repeter.
I.e nom de Sergent est un desplus anciens de ceux qui soient re-stés dans les Trouppes. Ce 110m sedonnoit h tous ceux qui étoientdans le service, soit de Cavallerieou d’Infanterie, qui n’étoient niGendarmes, ni Ecuyers, ni Archers,ni dans le corps des Ribauds, nidans quelques autres qui avoientdes noms particuliers, & qui d’ail-leurs, n’étoient ni Goujats, ni Vi-vandiers, ni du nombre d’autresgens qui ont coutume de suivre lesArmées.
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Les postes que les Sergens occu-pent, les rangs ou les files qu’ils di-rigent, leur ont procuré leur dé-nomination. Ce nom ne vient pasdu Latin Servient , comme je l’avoiscru après bien d’autres.
M. Beneton dans sort Histoire de hGuerre m’apprend que le Sergent,qui trouvoit dans ce mot Latin I’é-tymologie de son titre, étoit uuGentilhomme, qui pendant que laMilice des Fiertés fut en vigueur,étoit tenu par la nature de son Fief,dit de Sergenterie, à un service Mi-litaire envers son Suzerain , quiavoit du rapport aux fonctions d’unAdjudant.
Le Sergent noble avoit soin derassembler les Vailseaux de ce Suze-rain , pour en composer une Ban-nière, quand il falloit aller à laguerre.
Le Sergent de Bande est différent.II faut borner l’étymologie du nomde celui-ci dans notre François, &le faire venir de ferre-Gens, ce quifera suffisant pour montrer que cetOfficier tenoit la queue des files enopposition des Hauts - Officiers quien tenoient la tête & qu’il étoit làpour faire serrer ces files selon lecommandement qui en venoit d’en-haut. Entre tous les Sergent d’El-coùades , le Capitaine en choisis-soit un qui à l’exempie du Maréchaldes Logis d’une Bande de Cavalleriedevenoit un homme d’afsaire de laBande, & une espèce de Major par-ticulier, qui faisoit prendre auxSoldats leurs arrangentens, & in-rtruisoit les nouveaux Militaires auxévolutions de guerre.
Quand les Bandes furent enrégi-mentées , ces Sergens de Mandes re-pondoient à un Officier, qui étoitSergent de Corps ou de Régiment.Ft comme cet Officier étoit pris en-tre les Capitaines ou les Lieutenansdu Corps, il fut appellé Sergent Ma-jor de Bataille, où simplement Ser-pent de Bataille. Pour mettre de la
distin-