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Tome II.
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S E R S I A

S I E

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Lorsqu’un Bataillon fait une longueroute, il est bon de laisser derrièretm Lieutenant avec deux Sergensdes plus entendus du Régiment, quipartent quatre ou cinq jours aprts,& ramassent tous les Traîneurs,qui jfont pas pu joindre, avec soinde s’informer dans les Hôpitaux deslieux par où ils passent, s’il n’y estpoint resté de Soldats.

SERVIR, en terme de marine,c’cst mettre à la voile ou porterquelque voile particulière.

S É T I E, ou Barque. VoyezBAR QJJ E.

SEUIL d’éclufe : c’est unepie'ce de bois, qu’on met de traverssu fond de l’eau entre deux poteaux,ou qui sert à appuyer la porte oules aiguilles d’tine écluse.

SEU1LLET, terme de mari-ne, est la planche qui fe met fur lapartie inférieure du sabord pourcouvrir l’épaisseur du bordage, Lempêcher que Peau ne pourrisse lesmembres du Vaisseau.

SEYMAR - BASSY, ou pre-mier Licutenant-Général des Janis-saires : c’cst lui qui commandenon-seulement les Janissaires nom-més Seyrnenys, mais encore lorsquel’Aga marche en Campagne, ilprend le titre de Kaymtkan , ou deson Lieutenant à Constantinople. 11peut 'mettre son propre cachet surles ordres, qu’il expédie & com-mande à tous les Scrdans ou Colo-nels de son Gouvernement, fanscompter qu’il a le manîment de tou-tes les affaires des Janissaires.

S IA M P A N : c’est un petit Bâ-timent de la Chine, dont le gou-vernail des barques Espagnoles jouepar le moyen des cordes. Ils ontune voile & deux rames. Quelques-uns ont même quatre rames ou six.Ils peuvent porter trente ou trente-cinq hommes & naviguent terre àterre do L«..» ten.s, faisant beau-coup de diligence.

SIEGE, est le Campement d’u-ne Armée autour d’une Place qu’el-le veut attaquer. On dit : fairele juge d’une Ville, presser le jìége,lever le Jìége.

Les François, sons la prémiere& seconde Race, survolent dansplusieurs choses,soit pour Pattaque,soit pour la défense des Places, Pan-démie maniéré des Romains. LesGaulois subjugués par les armes Ro-maines, l’avoient aprise d’euj, &les François s’étant rendus maîtresdes Gaules, avoient dû profiter desconnoissances des Gaulois. Maisjufqu’au tems de Charlemagne, quiperfectionna l’Art Militaire en Fran-ce, il s’en fallut bien que lesFrançois égalassent en cela les Ro-mains. On suivit la même métho-de sous les premiers Rois de latroisième race, quoiqu’imparfaite-ment. L’Art Militaire tombaendé-cadence , depuis Louis le Débon-naire. Philippe Auguste en fut lerestaurateur.

Les premiers François à l’exem-ple des Romains, pour emporter■ brusquement une Place, nefaisoientpoint de circonvallation , mais par-tageoient leur Armée en trois Corps,qui formoient chacun un cercle toutà l’cntour, & investissoient la Ville.Fin sc préparant à un assaut, ou scprésentant à une escalade, ils croientsoutenus par leurs Archers A: Fron-deurs, qui tiroient contre les Sol-dats des remparts, & montant àl’ef-calade, ils fe cou violent de leursboucliers.

Jufqu’à Philippe Auguste, on nefçait si les François ont mis en usa-ge les lignes de circonvallation & decontrevailation, il n’eu est pointfait mention dans nos Histoires.Les tours de bois furent fort enusage avant Pinveníion du canon,ainsi que des Forts dc distance endistance dans les lignes, & ces re-doutes sc nommoient bastides, &

fous