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Tome II.
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967-968
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SOL

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une espèce de sachet de cuir, quel’on attache à la ceinture, & oùl’on met le bâton d’une bannière,quand on la porte'.

* SOCLE: c’est un marbrequarré sur lequel on pose les basesdes pie'destaux, des statues, des Va-ses, &c. II vient de PItalien Zoc-colo , & on a dit Zocle pendant untems en suivant cette ethnologie:mais l’usage est aujourd’hui pourSoclt.

* S O F F I T E : mot tiré del’Italien, qui lignifie, danssonori-gine joupente, plancher de grenier.Nos Architectes l’emploient pourlignifier le défionsd’un ouvrage quiest suspendu, comme le deflbusd’unplancher, qui s’appelle ordinaire-ment plat-fond.

SOL, terme de Marine, est lefond large & plat des Bâtimens quin’ont point de quille. La Griba-ne est bâtie à .fol , un Bac estbâti à fol.

* SOLBATU, terme de ma-nège. Un cheval íblbatu est celuidont la fole a été foulée. On ap-pelle solbature cette meurtrissurequi lui arrive Iorsqu’il marche tropiong-tems pied nud.

* S O L D A N, on prononceSOUDAN. Ce nom se donnoitautrefois aux Généraux d’Annéesdes Califes. baladin, Général deNoradin Roi de Damas, aiant tuéle Calife Caym s’e'léva au trône fousce titre, & fut le prémier Soldand’Egypte en 1146.

SOLDAT: ce mot signifie gé-néralement un homme de guerre;mais on le donne particulièrementà Phosnme de pied. La plupart desOrdonnances & des Réglemens faitspour la Guerre, font pleins de cet-te distinction. Après y avoir nom-mé le Soldat, ils ajoutent le motde Cavalier pour en faire la dif-férence.

On ne peut fans admiration pen-sera la prévoyance & à la vigilance

dont étoit le Soldat Romain. Onne conçoit qu’.ì peine, comment untel homme pouvoit résister vingt an-nées, qui étoient le terme du Ser-vice, aux fatigues qu’ils avoient.

Un So'dat Romain après avoirmarché toute une journée, chargéd’armcs offensives & défensives très.pétantes, de son bagage & des pro-visions dont on l’obligeoit de secharger pour plusieurs jours, arri-vé qu’il étoit dans le lieu destiné àpalier la nuit, travailloit encore'àse fortifier dans ce lieu , & il neprenoit du repos que quand le tra-vail, qui lui étoit ordonné, étoitfait. Le lendemain il recommcn-çoit la même manœuvre & la conti-nuoit souvent plusieurs jours defuite.

La Campagne finie & l’Armc»rentrée dans son Camp d’hiver, nemettoit pas fin aux travaux militai-res. Les Soldats dans ce Camp necesloient de travailler à en réparerles fortifications, à en rebâtir le de-dans & à supporter d’autres fatiguescontinuelles, tant en exercice d’ar-mes, qu’en détachement pour l’es-corte des convois ’ de munitions,dont Rainas se faisoit dans le Camp,pour la prochaine Campagne.

Pendant la paix , le Soldat tou-jours campé, ne goutoit gueres plusde repos que pendant la Guerre.II étoit alors occupé à des travauxpublics. On lui faífoit couper desmontagnes, creuser des canaux, con-struire des chemins.

L’oisivcté du Soldat est ordinai-rement ce qui occasionne les révol-tes & les séditions, comme cela ar-rive souvent aux Turcs. Tant quel’état Romain eut foin d’occupersesgens de Guerre, en les surchar-geant pour ainsi dire de travaux , ilresta tranquille. Le contraire ar-riva, à mésure que les Générauxpour se concilier l’affection des Sol-dats de leur commandement, dansl’intention de les faire servir à leur

ainbi-