Band 
Tome II.
Seite
981-982
JPEG-Download
 

98»

SON

SON

fistance qu’on a trouve au-dessousdu gravier, & en la tournant a plu-sieurs reprises elle emporte dans sesbarbelures quelques échantillons duterrain de consistance qu’elle a ren-contré , par où l’on juge de la na-ture de ce terrain.

11 y a des Sondes pour la constru-éìion des ponts, d’une autre manié-ré encore. Elles ont une petite po-che au bout en forme de coquillede limaçon, laquelle ne prend pasdu fable en la tournant d’une cer-taine façon, <L qui prend du ter-rain au-dessous du fable où on l’apoussée, en la tournant d’un autresens : les sondes pour être plus sû-res doivent être toutes d’une piéce.

Quand le gravier est trop gros, &qu’il s’y rencontre de gros cailloux,<jue les fondes ordinaires ne peuventecarter, pour lors on se sert d’ungros pieu de chêne arrondi de Ç.ou 6. pouces de diamètre, suivantla profondeur du terrain, & la ra-pidité de l’eau ; on arme ce pieud’une Iardoire au bout, pour pou-voir écarter les cailloux, & d’unefrète ou chaperon à la tête pourpouvoir résister aux coups de la mas-sue, avec laquelle on enfonce lasonde.

SONDE est encore un instru-ment nécessaire à un Mineur pourenfoncer dans les terres, & décou-vrir les galeries de l’Assiégé. II sesert d’une fonde à tarriere , pouragrandir le trou lorsqu’il veut cre-ver les galeries par quelque bombeou gargouge chargée, ce qui se faiten l’enfonçant dans les trous, &maçonnant ensuite l’ouverture demême qu’aux fourneaux.

* La fonde dont on se sert pourjuger de la qualité du terrain où l’onveut enfoncer des pilots, en est el-le même un de pareille grosseur, aubout duquel est attaché, une bro-che de fer, tirée d’un essieu de char-rette , approprié pour cela ; parceque si l’on n’est point à portée des

582

forges, difficilement trouve-t-on dufer assez fort pour fabriquer cettebroche, dont la pointe est travail-lée de façon que quand on vient àla retirer , elle emporte avec elleun échantillon du terrain le plusbas où elle est descendue.

SONDE, en ternie de marine,est une petite masse de plomb faiteen piramide, ou en façon de quil-le, ordinairement du poids de ig.livres qu’on attache à un long cor-deau, appellé la ligne de la fonde,

& qu’on fait descendre dans la mer,tant pour sçavoir la profondeur duparage où l’on se trouve, & par cemoyen éviter les bans & les baises,que pour connoître la nature & laqualité du fond, s’attache à la base,ou partie inférieure de la fonde, carce dessous ou base de la sonde étantfroté de suif & venant à porter surle sol ou fond de la mer, en enlèvedu sable ou de la vase, en cas qu’ily en ait, & si elle ne rapporte rien,il faut que le fond soit de caillouxou de roche. Etre à la fonde , c’estêtre venu jusqu’à un parage où l’ontrouve fond. Venir jusqu’à la son.de , c’est quitter le large de la mer& venir jusqu’à un endroit où l’ontrouve fond avec la fonde.

* SONNETTE: c’est le nomd’une maéhine qui est d’un grandusage pour enfoncer des pilotis?Les Sonnettes ordinaires font com-posées de deux montant à coulisse,appuïés de deux liens ou bras posésfur un fole, & attachés à un ran-cber, lequel est assemblé par en-haut entre les deux montans, & paren-bas à une fourchette liée avec lefole. Le rancher est accompagné dechevilles pour monter au sommetde la sonnette. Le mouton destiné àenfoncer le pilot, est ordinairementun gros billot de bois, fretté en-haut & en-bas, pour empêcher qu’ilne se fende ; il a deux tenons ouoreilles arrêtés avec des clefs pla-cées derrière, servant à l’entretenir

dam