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dans les coulisses. II a de plus unanneau pour recevoir un crochet,répondant à deux cordes, passantchacune fur fa poulie au sommetdes montans.
Les poids d’un mouton de boisest ordinairement d’environ zoo. li-vres, que 20. hommes élèvent entirant de haut en bas autant de brinsde corde attachés aux précédentespour le laisser retomber par factionde son propre poids fur la tête dupilot : ce qu’ils redoublent coupfur coup jusqu’k 2;. à 30. fois.Alors celui qui conduit cette briga-de après avoir compté les percus-sions , crie au renard , qui est le si-gnal pour reprendre haleine ; en-suite ils recommencent une autrevo:ée, qui est le nom que l’on don-ne aux 2;. ou 30. percuslîons immé-diates ; après quoi l’on transportela Sonnette ailleurs pour continuerà planter d’autres pilots.
S O R T I E, est la marche dequelques Trouppes Assiégées, quiviennent insulter le travail des Áf-sie'geans, & quelquefois un quar-tier du Camp, lorsque les lignes decontrevallation ne font pas en dé-fense. On dit tenter une sortie, re-pousser une sortie, couper la sortie,cn prenant à dos les Trouppes quiI’ont faite.
- Dans toutes les sortiet que fait laGarnison d’une Place assiégée, ellene fe propose rien de plus glorieux,ni de plus utile , que d’infulter lesbatteries de P Assiégeant, & d’en en-cloiier le canon. On s’attache aussidans les sorties à mettre le feu auxgabions, aux affûts & aux ustensi-les de l'Artillerie.
Les sorties se font ordinairementla nuit, pour n’être point vues &pour mieux surprendre la Garde dela tranchée. Les Officiers qui fontde garde, doivent être attentifs queles Trouppes qui font à la tran-chée ne s’endorment , qu’elles neprennent point de fausses alarmes,
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de peur de découvrir le lieu où el-les font, ce qui donneroit occasionaux Trouppes de la Garnison défai-re un grand feu dans l’endroit oùelles auroient entendu du mouve-ment.
Ils doivent encore empêcher lesSoldats de sortir de la tranchée poursuivre les ennemis quand ils fe re-tirent, à moins qu’on ne fût pro-che de quelque Ouvrage, dont onpût s’emparer en se mêlant avecles Soldats de la Garnison qui seretirent, sans cela c’est s’exposerau feu de la Place, qui ne man-que point dès que la Garnison estrentrée.
II y a plusieurs manières de pré-venir ou de rendre les sorties inuti-les. Pour en venir k bout on per-fectionne les trois Places d’Armes,pour qu’elles soient cn état de ser-vir , de même que les autres Loge-mens k feu, que l’on appelle demi-places d’Armes.
On ne fait aucun ouvrage qui nesoit flanqué k bonne portée. Onne pousse point en avant que ceuxqui la doivent soûtenir ne soient enétat. On dispose bien les Troup-pes dans les Places d’Armes ; ontient les ailes & le milieu toujoursplus fort que les autres parties;on destine le gros de la Garde k fai-re face, & les Grenadiers & ceuxqui sont détachés pour marcher auxEnnemis quand il est tems ; onn’oublie pas de fe ménager une ré-serve, qui doit être forte du tiersou du quart de la Garde, & quitient lieu de troisième Ligne.
On instruit journellement la Gar-de de Cavallerie de ce qu’elle aurak faire en cas de sortie. On renou-velle tous les jours la dispositiondes Gardes k cause de l’avancementdes Tranchées ; & on les régie,
comme fi l’on étoit sûr que l’Enne-mi dût faire une sortie ; en consé-quence on instruit les postes de cequ’ils auront à faire. S’il fe f alt