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Roi des projets des Places, de I’a-vancement des travaux, de la con-duite & de la capacité des Ingé-nieurs, de leur ancienneté, des ou-vrages qu’on leur a con fiés, <St detout ce que les Directeurs peuventlui avoir mandé de bien ou de maldes Ingénieurs. C’cíl fur cela quele Roi prend & forme ses réso-lutions.
Sous le Surintendant travaille unpremier Commis , qui fuit faireles Extraits des Lettres & des Mé-moires, & les plans nécessaires pourmettre le Surintendant eu .état derendre compte au Roi.
Les appointemens d’nn Surinten-dant montent à cinquante mille li-vres , íìx pour son premier Com-mis, à qui le Roi donne encore sixmille livres pour son Bureau, sesCommis, l’encre, le papier, les plu-mes & les couleurs.
SURINTENDANT Généraldes Poudres & Salpêtres de France.C’est une Charge dans P Artillerie,qui fut érigée au mois de Jan-vier de Tannée i6zq. & qui payePaillette.
* SURMENER: terme deManège, qui fe dit pour outrer uncheval, le poutl’er à T excès. Uncheval surmené cil celui qu’on a tropfait courir ou travailler.
S U R P E N T E, ternie de Mari-ne, cil un cordage qu’on roule au-tour d’un canon pour soutenir laPièce quand on veut la transporter,Óc Tenlever avec la caliorne.
* S U R P ENTE: c’estlenomd’un gros cordage de mer, qui sertà soutenir les choses pesantes, pourles embarquer ou les débarquer.Elle est amarrée ordinairement auxdeux grands mâts.
* SURPLOMB: c’est un ter-nie de maçonnerie, qui est le con-traire d’à plomb. O11 dit qu’unnmr est en surplomb, ou qu’il sur-plombe, pour dire qu il n’est pas àplomb, ou qu’il déverse.
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SURPRENDRE: on appellesurprendre une Place, quand pours’cn rendre Maître, on fe sert dupétard, de Tefcalade, des embû-ches, tic T introduction par quel-que trou du rempart, d’cgout ou derivière, ou par le moyen des fos-sés glacés, ou par une intelligencescerette avec quelques Officiers dela Garnison, Soldats ou Bourgeois,ou enlin par quelque stratagèmeque ce soit, qui n’oblige pas auxlongueurs & aux autres formalitésdes autres Sièges.
SURPRISES. J’entends icipar le mot de surprises celles qui fefont en campagne d’Arméc à Ar-mée, & non de celles des Places,dcsquelles j’ai parlé au mot Jìra-tagème.
Lorsqu’on se met en marche pourune surprise, on prend le nombrede Trouppes néccifaires non-feule-ment pour réussir, mais encore pouraller & revenir, lans risquer qu’unCorps supérieur de Trouppes queles Ennemis peuvent tirer de leurArmée, ne les charge dans la mai>che ou dans la retraite. On prendpour une surprise les Soldats dontla fidélité est connue, & qui peu-vent résister le plus à la fatigue.On se précautionne d’un bon nom-bre de Guides, parce qu’on en abesoin à la tête de chaque grosseTrouppe, de peur que les derniersdont un désilé retarde la marche,ne perdent le chemin de l’Avant-Garde.
Si c’est d’un Camp retranchéqu’on sort pour une surprise, onfait fermer les barrières, & on neles rouvre qu’apròs le retour duDétachement, afin qu’ancun Déser-teur ne puifi'e aller avertir l’Enne-mi. On a la précaution d’envoversur tous les chemins de petits Par-tis de gens de confiance, qui s’ymettent en embuscade pour arrêtertous les passons. On détache cesPartis , sous prétexte d’aller pren-