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mauvais. II ne lie point, & les pa-rapets qui en font faits ne valentrien ; quand on est contraint de for-tifier dans un pareil endroit, onchoisit les meilleures veines de ter-re pour faire le parapet, & on enfait apporter d’ailleurs. Ce terreinest cependant avantageux en ce quel’Affiégeant a de la peine à fe cou-vrir dans fes approches, faute debonne terre.
Le terrein sablonneux n’a pointde liaison, & est sujet à s’ebouler ;lorsque l’on est contraint de s’en ser-vir, on y mêle de la bonne terreou du vieux fumier, on a soin debien revêtir les remparts de pierresou de briques, & les parapets degazons.
Le terrein marécageux est meil-leur que les deux premiers : maisil n’est pas généralement bon, estantêle've' en remparts & cn parapets,dès qu’il vient à sécher, il fe désu-nit. On a de la peine à trouver as-sez de terre autour d’un endroitmarécageux, pour élever les rem-parts, parapets & glacis d’une hau-teur raisonnable, dans un terreinmarécageux, il faut piloter le fon-dement des ouvrages. Et quand onfortifie dans ces endroits, 011 attendles chaleurs atìn que la terre aitplus de coniìstence.
I.c meilleur terrein pour fortifier,est ce qti'on appelle terre graífc ouforte. Cette terre est maniable, onn’est point obligé de piloter lesfon-demens qu’on y jette, n’y de revê-tir les remparts, à moins que l’onne le veuille bien.
TER RE-PLAIN du rempart,est la superficie horizontale du rem-part , c’est-à-dire la partie supérieu-re du rempart, qui est à peu prèsparallèle au rez de chaussée, & quidu côté de la Campagne est termi-née par un parapet & du côté de laPlace par le talus intérieur.
* TERREPLEIN, fe dit enArchitecture civile de toute terre
rapportée entre deux murs de ma-çonnerie, pour servir de terrasse oude chemin pour communiquer d’unlieu à un autre.
TERRES, remuer les terrer,c’est travailler à les creuser, à lestransporter & à les élever pour cnfaire des remparts, ou des pa-rapets.
TERRES-AMANDE'ES, &que les Salpêtriers appellent réani-mées, fonc des terres qui ont servidans les cuviers. On les met àcouvert, & quand elles font sèches,on l’e'tend un pied d’épais, fous lehangard ác on l’arrose. On prendpour cela les écumes & les ra para-ges, les eaux meres ou ameres, &on y met moitié eau, qui ait passé,s’il fe peut fur les cuviers, aprèsque le relavage est fait. On les ar-rose de pied en pied, jusqu’à la hau-teur que l’on peut. On détrempeauparavant les écumes dans Peau,parce que les terres ne s’humecte-roient pas li facilement.
Quinze jours après qu’on les a ar-rosées, on les jette d’un autre côté,on les change dc place, asm qu’el-les fe mêlent mieux & qu’elles endeviennent meilleures. L n moisaprès on les change encore déplacé,on continue deux ou trois fois,après quoi on peut s’en servir.
On doit sur-tout bien prendregarde de ne les point endurcir enpiétinant : on y met pour cela uneplanche, qui n’appuie pas par-des-sus, mais qui soit soutenue par lesdeux bouts, avec deux pierres &deux morceaux de bois.
Les hangards où l’on met ces ter-res ne doivent être clos que par lesdeux bouts, pour soutenir feule-ment les terres & laisser le jour ducôté où le soleil donne. Si les han-gards font faits contre la murailleils ne doivent pas être fermés parles deux bouts.
Quand on n’a point de terre quiait servi au salpêtre, on prend des
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