Band 
Tome II.
Seite
1069-1070
JPEG-Download
 

TER

icíp

gravois de plâtre de démolitions, onles caste comme ceux qu’on met dansles cuviers. Ils font fort propres àamander promptement, attendu qu’ilsfont secs.

Les terres amandêes peuvent tou-jours servir à í’infini, dcí>rte qu’aumoyen de ces terres, on ne peutja-juais manquer de-salpêtre.

* TERRES JECTISSES,voyez IECTISSES.

TERREUR PANIQUE.On expliqueroit difficilement lesterreurs paniques qui arrivent dansles Armées, tant la cause en est ca-che'e, & inconnue. Un silence pro-fond & non accoutumé, les produitquelquefois, rarement arrivent-el-les dans le plein jour. II n’y apas de meilleur moyen pour les dis-siper , que de les tourner en plai-santeries, car il arrive rarement queles causes n’en soient pas ridicules& extravagantes.

Les discours des poltrons répandusde main en main les fOnt naîtrequelquefois, & l’on ne s’imaginepasqu’elíes ayent une telle cause, parcequ’on ne peut croire que les discoursde ces gcns-là les ayent pu produi-re, deforte qu’on ne les accuse pas,& qu’on en cherche encore moinsl’origine. Une parole lâchée dansun Camp, dit-on, ne demeure ja-mais secrette. Elle court toujours,deforte qii’en un moment toute uneArmée en est imbue, on se le don-ne de main en main. Le moyen dela suivre en remontant ! un discoursdébité par un lâche fait le mêmechemin, alors un rien est capa-ble de porter la terreur dans touteune Armée.

Ces fortes de terreurs paniques ar-rivent ordinairement lorsque lesArmées font proches ou en présen-ce, ou après quelque échec, ouquelque renfort arrivé à l’Ennemi.Alors peu de chose est capable dejetter l’Armée dans l’épouvante &dans la terreur, & sur-tout dans le

TER TES 107a

silence des ténèbres d’une nuit fanslune. Xenophon, qui est un Maî-tre dans la science des Armes, ditqu’il est avantageux lorsqu’il arriveune terreur panique dans une Armée,de la tourner en plaisanterie.

L’Ecriture est prèsque remplied’exemples d’Armées frappées deterreur panique. L’Histoire en four-nit par-tout. Celle qui arriva dansl’Arméc de Britannicus, dans sonexpédition contre les Ailemans , estremarquable : mais elle venoit àla fuite d’une affaire où les Enne-mis eurent du dessous dans leur re-traite. Car la nuit étant venue, lesSoldats étoient à peine campés, quepar hazard un cheval s’étant échapé,causa I’aliarme par tout le Camp.Les doubles terreurs paniques nesont pas moins communes dansl’Histoire. Titc-Live en fournitun bon nombre, je 11’en comtoispoint parmi les Modernes. Le Che-valier Folard en cite une tirée del’Histoire mêlée de Procope : lavoici.

Les Lombards & les Gerpidesavoient fait la paix, mais commeils ne pouvoient terminer leur dif-férent par la voye de la douceur,ils eurent recours à celle des armes.Ils levèrent deux Armées fort nom-breuses. Comme elles étoient pro-ches , fans toutefois être en présen-ce, elles furent agitées d’une ter-reur panique , qui les dissipa. VoyezPANIQUE.

TERRIR, c’est une terme devoyage de long cours, qui signifieprendre terre après une longue tra-versée, & même quelquefois, ilsignifie avoir la vuë des terres.

* TERTRE ; On donne cenom à une petite éminence de terrequi s’éléve dans une plaine & quine tient à aucune côte.

* TE S T U ; C’est le nom d’u-ne espèce de gros marteau <jue lesMaçons employeur pour démolir.Celui qu’on appelle tejìu à arrête,

L1 4 a un