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Tome II.
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de nos armes h feu. lin seul Ar-cher, nn leul Frondeur, une seulemachine tíroit plus de coups dansune minute que nos fusils, nos ca-nons «Sc nos mortiers pierriers dansun quart d’heure, «Sc ne faisoientpas moins de désordre ni moinsd’elfet, & les catapultes infini-

ment plus.

Les Latins & les Grecs, commele remarque M. le Chevalier Folard,sont stériles en termes Militaires.Le vinea chez les premiers, est unterme générique qui signifie gale-rie, tortue, claies, fascines, ou-vrages de charpente ; il faut unegrande expérience de la guerre, &une grande intelligence de la milicedes Anciens pour entendre le vineaselon le sens qu’il convient luidonner.

Les approches per vineai font destranchées bien prouvées dans Césir,Josephe «Sc Tite-Live, «Sc des tran-chées couvertes, des communica-tions aux parallèles toutes sembla-bles aux nôtres , dans lesquellesnous plaçons nos batteries de canons«Sc de mortiers. Philippe qui s’enservit au siège d’Egine n’en est pasl’inventeur. Diodore de Sicile enfait mention dans fa description dusiège de Rhodes par Demetrius Po-liorcètes. Cependant on n’en peutdécouvrir l’origine, pas même dansl’Ecriture.

Ainsi les Modernes s’attribuënt àtort l’invention de nos approches,parallèles répétées, sapes couvertes,tranchées, &c. II est vrai que Lista-ge en a été interrompu, que Ma-homet II. peut bien être le premierqui les ait remis en usage, puisquedepuis la décadence de Rome jus-qu’à lui on n’en voit aucune tra-ce ni parmi nous ni chez les autrespeuples.

L’Art de défendre les tranchéesa été fort perfectionné. M. le Ma-réchal de Vauban plus qu’un autrey a réussi. De tous teins comme au-

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jonrd’hui on a tache de faire l’ou-verturede la tranchée avec le moinsde danger pour les Soldats, qu’ilétoit poilible. Autrefois on la fai-foit plus près de la Place, parcequ’il 11’y avoit point, 011 qu’il n’yavoit gueres de dehors, aujourd’huion la fait au delà de la portée dumousquet «Sc même de celle ducanon.

Mais entrons dans un plus granddétail fur l’ouverture de la Tran-chée. Quand tout est dispose pourla faire, le Général régie l’état desGardes d’infanterie «Sc deCavalleriefur le pied d’avoir cinq 011 six joursde repos. II marque la Cavallerie,qui doit porter les fascines, «Sc lesTravailleurs de jour & de nuit quidoivent être en fort grand nombre.Les premières «Sc secondes Gardes fefont un jour ou deux ayant P ou-verture de la Tranchée à la diligen-ce du Major - Général, & du Maré-chal Général des Logis de la Caval-lerie, qui font chargés du soin d’a-vertir les Trouppes de reconnoîtrela situation des Gardes. Ces deuxOfficiers s’cntendent avec le Dire-cteur Général de la Tranchée, &reçoivent de lui les demandes jour-nalières qu’il est obligé de leur fai-re fur les besoins de la Tranchée,& c’est à eux à les lui fournir très-exactement.

Tout cela préparé, le Directeurrégie son détail avec les Ingénieurs.II les instruit par où il veut ouvrirla Tranchée. II a soin de leur fai-re prendre de la mèche, des pi-quets, des maillets pour la tracer,ce que l’on fait porter en paquetpar des Soldats : ce sont ordinaire-ment des Sapeurs, qui tiennent ce-la tout prêt. F.nsuite on pose unepetite Garde près de lieux destinésaux ouvertures , pour qu’on n’y dé-range rien, «Sc qu’on ne les fréquen-te pas trop, asm de cacher son des-sein autant qu’on peut.

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