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agréable. Les Vernis de la Chinefont incomparables.
VERRE pour prendre hauteur:c’est un gros verre de couleur, autravers duquel on regarde le soleil,lorsqu’on veut prendre hauteur pardevant.
* VERRE PILE'; il entredans la composition des Artifices, &n’a d’autre e'flet que d’être chasséfort haut par la poudre, lorsqu’onl’emploie un peu gros , à cause deson poids ; son feu est pale & nedonne aucun brillant; O11 ne s’ensert que dans bien peu de cas.
VERRIN, Machine qui sert àélever de gros fardeaux. Elle estcomposée de deux pièces de boispassées en travers dans deux vistrès-fortes, qui élèvent & baissentla traverse de bois d’enhaut, austihaut que l’on veut, comme unepresse de Relieur. On la tourneavec des leviers, & par le moyend’un pointai ou pie'ee de bois,qu’on applique dessus, on redressedes paneaux de charpente, & d’au-tres choses. O11 en a quelquefoisbesoin dans l’Artillerie.
VERTENELLES, ou Mâles& Femellt'i , terme de Marine.Voyez MALES.
VERTICAL: point vertical,terme d’Astronomie : on appellepoint vertical un point que l’onconçoit être au ciel & tomber per-pendiculairement fur notre tête.
* VETERAN : Ce mot signisioitanciennement un Soldat qui avoitvieilli au service, & qui jouissoitde certains privilèges. Aujourd’huion appelle Vétéran tout Officier quis’est défait d’une charge aprèsRavoir exercé vingt-ans, ct quicontinue, en vertu des Lettres duRoi de jouir des honneurs & desprivilèges qui y etoient attachés.
* VETILLES; Votez lar-dons.
V E U E : Etre à vue, avoir la vue,en terme de Marine ; c’est décou-
vrir, & avoir connoissancc; no» vue,c’est-à-dire faute d’avoir décou-vert.
VIANDE : La viande de bou-cherie distribuée aux Troupes, estd’un excellent usage, pourvu qu’ellesoit bonne, & régulièrement distri-buée. L’Intendant de l’Armée doitavoir une attention particulière surce détail, dans lequel il se peut pas-ser une infinité de friponneries,dont le malheur tombe toujoursfur le Soldat, qui par-là lé trouveprivé d’une sublistence qui le sou-tient , quoique le Prince en paye àson Entrepreneur la distributionrégulière.
La ration de viande pour le Sol-dat est de demi-livre : mais comme le*os font compris, Óc que souvent onfait la distribution dans le momentque les bêtes sont tuées, & que parconséquent la viande est plus pé-fante que lorsqu’elle est raíliíe, cettefraude tombe encore à la perte duSoldat, & au gain du Boucher,C’est une chose qui mérite atten-tion de la part de l’Intendant, &des Commissaires préposés à cettedistribution.
Outre cette Boucherie générale,il y en a à la fuite des Armées unegrande quantité de particulières.II faut, ainsi que pour tous les au-tres Marchands de l’Armée, veillerà leur sûreté, & de plus à leur gar-de, soit dans les marches, soit pourla pâture de leurs bestiaux.
peu M. de Louvois voulut, àl’exemple des Orientaux, faire di-stribuer aux Troupes de la poudrede viande. Comme dans ces Payschauds, c’est le Soleil qui fait cettepoudre, ce qui ne pourroit pas sepratiquer dans ces climats, M. deLouvois avoit fait faire de grandsfours de cuivre capables de conte-nir huit bœufs, où il en avoit faitfaire des estais. Sa mort a inter-rompu cette entreprise, qui auroitpu être d’une grande utilité pour