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xniers & autres gens de cette fortepuissent aborder avec sûreté.
II n’y a point d’Armée mieuxfournie que celle du Turc. II faitses provisions à loisir. II seine quel-quefois des bruits diffe'rens de sesdesseins pour surprendre l’ennemi,& quelquefois il publie cequ’ilveutfaire, afin de tromper même par lavérité.
II inéne avec lui des provisionsen abondance, à cause de la prodi-gieuse quantité de bagage qu’il a.Les Paysans des environs lui en ap-portent encore, ou par la crainted’être châtiés, & de voir brûlerleurs maisons s’ils manquent d’obéir,ou par i’amour du gain, car dansle camp tout leur e!ì payé argentcomptant.
On ne donne le pain de munitionqu’aux Janiílaires. Les autres fontobligés de l’acheter à leurs dépens :mais le G. 8. est obligé de le fai-re voiturer à ses frais jusqu’auCamp. On le distribue en petitequantité à cause de la sobriété danslaquelle on vit.
Les Janissaires ne mangent qu’u-ne fois le jour au coucher du soleil,& ne boivent point de vin. LeTurc n’entre en Campagne quequand les grains font presque murs,& les herbes nourrissantes, & ilfait des amas de biscuit, de farines& d’orges.
Si un Général fait enforte querien ne manque au soldat, & quesuivant l’intention du Souveraintout lui soit à propos fourni, unGouverneur de Place, qui craint unsiège, doit encore plus penser auxchoses qui lui font nécessaires pourse défendre vigoureusement.
S’il a ses provisions de farine, debled, d’avoiiie, de vin, de biere,de brandevin, de beurre, de sel,de bois, de poudre, de plomb, decanon, de mousquets, de piques,de soufre, de poix, de bitume, depalissades, de chevaux défrisé; si
l’Ennemi lui coupant Peau, il a desmoulins à bras, à cheval & à vent,pour faire la farine, si la Place estensin fournie de toutes les chosesrequises, fa garnison sera long-temsen état de faire front à l’Ennemi.
II y a des Réglemens fur le faitdes Vivres , qui regardent les Bou-langers, les Vivandiers, les Mar-chands, les viandes, & les boissons.
Chaque chose est taxée à un prixraisonnable par les Prévôts & lesCommissaires qui comparent le prixde la vente avec celui de l’achat, âtavec les incommodités & les périlsde la voiture.
11s veillent pour que les méfures,les poids, & les denrées soient bon-nes & non falsifiées.
Us ont grand foin dans P Arméed’empêcher dans les vivres, les lar-cins, les trahisons, la corruption,les incendies ; ils les font distri-buer avec ordre & avec épargne,conformément aux listes autenti-qites des Soldats effectifs, parcequ’il n’est pas teins de les ménagerquand on est à la fin.
Les espèces de Vivres absolumentnécessaires, font le pain, le sel, lesbiscuits , le vinaigre & quelqueboisson pour les hommes. De l’or-ge, de Pavoine, du foin, de lapaille , de Pherbe pour les che-vaux , de plus pour les hommes, dela chair fraiche & salée, du beur-re, du fromage, du lard, du pois-son salé & des légumes.
VIVRES : faire les vivres furmer : c’est fournir la nourriture »l’équipage d’un Vaisseau. Si lorf-qu’on embarque les vivres, le Vais-seau vient à pencher à stribord, lasuperstition des gens de mer leurfait croire que le voyage fera long& pénible. Mais si le Vaisseau car-gue à bas-bord, ils se persuadentque le Vaisseau fera heureux.
VIVRES & leur distributionchez les Turcs. Les t livres fontO o 4 une