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une partie des bagages chez lesTurcs.
Le Trésor paye la farine, lépain, le biscuit, leritz, le bulgurou grain inondé, le beurre , lachair de mouton & de boeuf, & legrain pour les chevaux, qui estpresque tout orge.
Le pain n’étant pas bien levé esttout humide, & prêt à moisir, ainsiles Boulangers qui font Arméniensen font chaque jour du frais dansdes fours qui font souterrains.Quand on n'a pas le tems, ou qn’onen est empêché, on mange le bi-scuit qui est bon, & dont les maga-sins font pleins.
Quand on peut faire du pain, onle distribué à chaque Soldat, à rai-son de cent dragmcs par jour, onen donne cinquante de biscuit, soi-xante de chair de boeuf ou de mou-ton, vingt-cinq de beurre pour cui-re le grain mondé, & cinquante deritz tous les Vendredis. On leuren donne autant de Bulgul , maisseulement ce jour-là à midi, avecdu beurre, pour qu’ils puissent fai-re festin avec du gruau.
On fait cn deux endroits la distri-bution de ces vivres. La chair à laBoucherie générale du Trésor, dontles Bouchers l'ont ou Grecs ou Ar-méniens, ou Juifs. Chaque Com-pagnie y envoye son Chef de Cuisi-ne, qui avec un voiture va trouverle Meidm Cbìaous qui fe trouve,avec la liste de ce qui est dû à cha-que Oda, dans un lieu éminent, &reçoit avec son ordre la portion de facommunauté pesée en tant d’Ockas.
La distribution des autres fe faitdans Penceinte du TejterdLar-Baffy ,auprès de qui fe trouve le Vekiì-If irez , qui comme Directeur desVivres, suivant les Statuts, en com-mande également la consigne. Ainsitout étant porté à la compagnie, leVekil-Karez comme occonomc le re-partit, & observe les portions quimanquent pour être rendues aupra-
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fit de la Compagnie. II donne lereste a u Chef de Cuisine, qui le par-tage pour deux repas, fçavoir unpour onze heures du matin, & t’au-tre pour sept du soir. Ces deux re-pas consistent dans de la chair bouil-lie , & étuvée où il y a de la fausseavec du ritz & un peu de poivre.Le gruau ne manquant jamais lcVendredi.
Les Quateri ou marmitons, quifervent à la cuisine, sont au nom-bre de six, & tous aux dépens del'Oda. Ils paroissent les jours fo-lemnels avec des cimares de peaubrodés, & un grand couteau penduau côté, incrusté d’argent. lis fer-vent les vivres dans deux bassins decuivre, fur un tapis de peau, au-tour duquel peuvent être sept ou huitpersonnes.
* VIVRIERS : ce font le»Commis & autres personnes qui sontaux ordres du Munitionnaire ou En-trepreneur des Vivres. M. Dufréd’Aulnay, dans son excellent Trai-té des subsistances militaires propo-se l’érection d’un Corps toujourssubsistant de Vivriers , pour le ser-vice aux Armées & aux Garnisons ;lequel feroit aussi chargé des four-rages , qui par un continuel exerci-ce, l’ésperance des grades , l’aug-mentation des appointemens & mê-me des pensions, après vingt-ansdeservice, puissent dans tous les tems,& en tous lieux, remplir entière-ment l’harmonie des principes qu’ildétaille ; ce qu’on ne peut jamaisespérer , dit-il, des Munitionnaires& des Commis passagers, qu’onn’emploie que lors de la Guerre,qui considèrent la phipart, la ma-tière des Vivres, comme une sim-ple affaire de Finance, & l’entre-prennent fans en avoir la moin-dre notion.
On a formé des Régimens tou-jours subsistans, un Corps d’Ingé-nieurs, un Corps d’Artillerie, stnous manque, ajoûte-t-il, un Corps