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[Première partie.]
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INTRODUCTION IMSTOIU0UK.

et la pénurie du moment n’empêcha pas la construction dela serre qui porte encore aujourd’hui le nom de Bernardin deSaint-Pierre .

Cependant tout l’édilice monarchique croulait ; les hommesfuyaient ou mouraient; les choses se transformaient. Le Jardindu Boi devint, par un décret de la convention, en date du25 juin 1795, Muséum d’histoire naturel le'. " s : l'in-

stitution royale de l’établissement, la nomination royale deMM. les intendants, ” " " royale du jardin, attiraient

déjà sur l'ensemble la terrible et inexorable réaction démocra-tique. Heureusement la vertu des plantes médicinales désarmad’énergiques destructeurs qui voulaient se réserver un panse-ment pour leurs blessures, une herbe salutaire pour chacune deleurs plaies, souvent bien larges! La chimie, d’un autre côté,lit valoir ses droits à la bienveillance des vainqueurs ; la chimiese retrancha derrière la poudre à canon. Ces bienfaits, cesdroits touchèrent, et le décret du 25 juin J793 lit le reste.

Quand elle ne brûlait pas le sol, la convention le fécondait.Celte assemblée institua au Muséum douze cours, de minéra-logie, de chimie générale, des arts chimiques, de e

dans la campagne, de culture, de zoologie, d’anatomie humaine,d’anatomie des animaux, de géologie, d’iconographie naturelle,lünlin la convention décréta la bibliothèque, dont on lit l’ou-verture au public le 7 septembre 1794.

■Nous vous devons maintenant quelques détails sur l’originede la Ménagerie

1 Le Muséum d’histoire naturelle, d’après les lois des 21 frimaire an m et 17 prai-rial an iv, dut occuper tout l’espace qui s’étend entre la rue Poliveau, en y comprenantla rivière de Bièvre, le quai Saint-Bernard et la rue de Bufl’on ; — on comptait y ré-unir l’enseignement des sciences physiques et naturelles , les écoles d’agriculture et lespépinières. Ce projet, modifié par la loi du 19 brumaire an vi , fut repris sous legouvernement impérial, et constamment suivi jusqu’à ce jour.