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[Première partie.]
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L’idée d’établir une Ménagerie en France était venue a uneAcadémie, et naturellement à celle des Sciences. —Elle en litla proposition à Louis XIV, qui l’agréa. Louis XIV voulutenrichir le parc de Versailles de tout ce qu’il y avait deplus beau dans le règne animal, et bientôt les espèces les pluscurieuses lurent réunies sous ses yeux La Ménagerie, dit Saint-Simon, de l’autre côté de la croisée du canal de Versailles , toute derims exquis, et garnie de tontes sortes d’espèces de hèles, à deux etquatre pieds, les plus rares, — La Ménagerie de Versailles allatoujours recrutant de nouveaux hôtes pendant les règnes deLouis XV et de Louis XVI. —Vint la révolution. —Les " ’ w Sde Paris , après avoir envahi le palais et ses dépendances, ou-blièrent, en se retirant, de laisser un peu de nourriture aux ani-maux du pare, dont la plupart moururent de l’une des morts dece temps-là, — de faim. Heureusement Itullôn et Daubenlonavaient pourvu d’avance à l’immortalité des malheureuses bêtes,par la description exacte qu’ils en avaient donnée dans leurHistoire naturelle.

bernardin de Saint-Pierre sauva la vie à ceux des animauxqui surent attendre. — Vous vous imaginez qu’il leur fournitde quoi tromper leur faim ;— quelques os, en attendant mieux .— Non, — il lit un mémoire—Vous trouvez que c’est bien peupour nourrir des carnivores de la grande espèce 1 . —Eh bien!en 17112, cela suffit — L’année était dure, comme vous savez,et l’on parlait de réduire ce qui restait des animaux de Versailles à leur plus simple expression, en d’autres termes, on proposai t deles transformer en autant de squelettes articulés avec des (ilsde fer. bernardin de Saint-Pierre, alors intendant du Muséumd’histoire naturelle, fut choisi pour exécuteur de ces hautesœuvres ; — il se récusa : puis il entreprit de démontrer, dansun mémoire, l’utilité des animaux vivants pour l’élude dela zoologie; — il compara ingénieusement les ossuaires, les

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