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squelettes, aux herbiers; il lit comprendre qu’il y avait fort loind’une peau bourrée de foin ou remplie de plâtre, à l’animal•igité par des nerfs, se mouvant par des muscles, obéissant àl’instinct; il fit espérer que plusieurs animaux, aujourd’huisauvages, pourraient devenir utiles plus tard. — Belle pro-messe, tout à fait sincère de la part de l’intendant, mais quidevait, comme toutes celles qu’on fait trop vite et sous lecoup des événements, n’avoir qu’un commencement d’exé-cution.
M. de Saint-I’ierre avait apparemment la main heureuse; ilgagna la cause des bêtes, et il y eut, dès 171)4, une Ménagerieau Muséum d’histoire naturelle.
L’établissement n’était pas préparé pour recevoir ces botes;il s’excusa sur l’imprévu et pria les uns d’entrer dans de vieillesécuries; il invita les autres à rester dans les bosquets quibordaient, à cette époque, la rue de Buffon ; il offrit à quelques-uns des cabanes provisoires.
Si les nouveaux pensionnaires se plaignirent, ce fut tout bas,car bientôt les animaux se rendirent de toutes parts au Jardindes Plantes . Il en vint du Haincy, il en arriva de toutes lesfoires de village. Les amateurs d’animaux plus ou moins rarescherchaient à se défaire de leurs intéressants élèves au profitde l’Ktat, ou plutôt aux dépens de son budget. — Certainshommes, qui ne manquent jamais l’occasion de faire un sacri-fice intéressé a leur pays, essayèrent sans doute d’élever leurchat a l’importance et à la dignité d’un léopard, et d’en obtenirun bon prix.
Le Muséum se montra, envers ses nouveaux hôtes, d’unepolitesse exquise. On mit à leur service jusqu’à des peintresordinaires et extraordinaires : MM. Maréchal, Bedouté l’ainé,Redouté jeune, le peintre de roses; au môme moment, M. Thi-beaudeau s’occupait de fixer l’organisation légale et définitive