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île l'établissement, et taisait adopter par la convention toutesles conclusions de son rapport. L'administration du Muséumpouvait donc offrir, pour le présent, asile et sécurité aux ani-maux, lorsque la commune de Paris, dans l’intérêt de la cir-culation et de la sécurité ‘ ‘ , lit une réquisition générale
de tous les ours, loups, renards, marmottes, oiseaux, etc., quicouraient les rues, et donnaient spectacle sur les places, lesmarchés de la ville et de la banlieue; la commune interdit lesménageries ambulantes, et contisqua leur personnel au profitdu Muséum,! intéressante . ‘ Dieu sait la é de
bêtes instruites, d’ànes perfectionnés, qui servaient alors àcharmer les loisirs du peuple français . — Nous vous raconte-rons tout à l’heure, en nous promenant dans la Vallée Suisse,quelques épisodes de cette époque animale révolutionnaire.
Un peu plus tard, d’autres richesses arrivaient de gré ou deforce au Jardin. Le cabinet du Stathouder prenait la route deParis , précédé de deux éléphants, nulle et femelle, l’honneur dela ménagerie hollandaise. Les pauvres bêtes avaient assez malchoisi leur jour. Le gouvernement français , malgré sa sympa-thie incontestable, ne pouvait pas faire grand’chose pour elles.C’était en 1798, et la détresse de nos finances se faisait vive-ment sentir au Muséum. La guerre absorbait tout, et les ani-maux eurent leur disette. Les choses en vinrent là, que le sur-veillant dé la Ménagerie reçut, suivant Deleuze, l’autorisationde faire tuer les animaux les moins utiles (lisez les moinscurieux) pour fournir à la nourriture des autres. L’hyène vécutun jour de gazelle, et le chacal mangea un faisan. Voilà com-ment se touchent parfois dans la vie l’abondance et la misère,le luxe et l’indigence !
.Enfin les administrations publiques allaient prendre une
face nouvelle. Nous passions sous le consulat. Tout commençaità respirer un peu. On ouvrit les caisses qui encombraient les ma-
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