XIV
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gasins de l’établissement : on en tira les végétaux, les minéraux,tous les objets précédemment expédiés et restés enfouis. Lesadministrateurs pouvaient contempler avec orgueil les résultatsde leurs constants efforts, et espérer la tranquillité dans le tra-vail, cette récompense des savants, lorsqu’un frère du premierconsul, Lucien, ministre de l’intérieur, imagina de centraliserl’administration du Muséum, tout comme celle de la salubritépublique et de la police du royaume, et d’inaugurer la dictatured’un directeur général, nommé par le ministre, et correspon-dant seul avec le pouvoir. On reléguait ainsi les administrateursd’alors, ceux qui avaient tant organisé, tant combattu, et toutsauvé, dans l’enseignement pur et simple des sciences, dont leministre et son directeur général auraient probablement encorearrêté le programme
Les professeurs réclamèrent en faveur de leur république;le moment n’était guère bon. Cependant ils mirent en opposi-tion les désordres de l’ancien régime avec la sagesse et la bonnedirection du nouveau, et invoquèrent la dignité du professorat,qui ne pouvait plus souffrir le retour d’un Chirac.
Ce nom et cet incident font naître en nous un souvenirauquel nos lecteurs nous sauront gré de ne pas résister : c’estdu Saint-Simon que nous voulons reproduire. Si les adminis-trateurs du Muséum avaient pu, à l’époque dont il s’agit, faireau pouvoir la citation qui va suivre, ils auraient sans douteeu raison plus vite des velléités du ministre. Malheureusementles véritables Mémoires du noble écrivain ne parurent qu’en1821 ).
Nous citons.
« Poirier (premier médecin, qui venait de mourir) n’avaitpas eu le temps, depuis la mort de Fagon , de prendre,la di-rection du Jardin drs simples. Je fus surpris que Chirac vintun malin chez moi, car je ne crois pas que jusqu’alors je lui
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