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[Première partie.]
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auront louché de leurs mains innocentes, ce qu’ils auront mouillé de leurslarmes recevra une vertu nouvelle; l’herbe sur laquelle ils auront priévous guérira.

l/idée de distribuer gratis aux pauvres les médicaments qu’ils ne pour-raient jamais payer chez l'herboriste est belle, et doit attirer la bien-veillance du Créateur sur les autres cultures tentées h grands frais par lacuriosité scientifique.

Les carrés que nous venons de parcourir sont particulièrement chers aupharmacologiste, ou à l’homme qui s’occupe des médicaments; — il yapprend à distinguer la physionomie, les caractères des plantes, pourextraire plus tard de leur parenchyme, ou substance propre, les résines, lesgommes, les huiles, les sues aqueux.—On obtient,vous ne l’ignorez pas, cesdifférentes matières,—les unes, nu moyen d’incisions pratiquées au tronc,à la racine ou au collet des végétaux qui les contiennent;—les autres, parYexpression, opération pharmaceutique consistant à soumettre à la pressiond’une force mécanique le végétal dont ou veut obtenir le suc.

Contemplez une à une ces plantes d’aspect si divers, de senteur si diffé-rente, et puis pensez tpie chacune d'elles a guéri d’une manière infaillible,dans son temps, toutes les maladies. Oui, elles ont régné, —chacune à sontour; —elles ont eu leurs fanatiques, leurs charlatans, leurs victimes, et,pour que rien ne leur manquât, leur ostracisme ; — on les a tour à tourimplorées et bannies. Demandez aux feuilles de laitue, de cerfeuil, de bour-rache, qu’est devenu le ■; où, réunies, elles donnaient un suc em-ployé comme diurétique; demandez il toutes ces plantes pourquoi elles nefournissent plus de jus d’herbes? — demandez..., et c’est la mode qui vousrépondra.

Au sud des précédents carrés, une magnifique allée de tilleuls, parallèlea la rue de lluffon, vous offre son ombre et sa verdure. —Ces tilleuls,lîuffon les a plantés, pour la plupart, en 1740.— Ils vivent, et le savantest mort ; ils croissent, et la science que lluffon a connue, celle qu'il a faite,est dépassée' !

L’allée de lluffon se compose de grands arbres et d’arbres moins élevés.Les gr "ancienne limite du Jardin; où ils linissent, coulait

autrefois la rivière de llièvre, dont on a détourné le cours.

Avançons, remontons un peu vers les galeries d’histoire naturelle;puis, tout à fait à gauche, comme pour gagner la rue de llullou, allonsjeter un coup dVeil aux carrés des piaules usuelles.

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