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Dans nos Figuiers cultivés, le parenchyme du réceptacle se développe outre mesure,l ‘l les étamines avortent; mais dans le Figuier sauvage, ou Caprifîguicr de la Grèce etde l’Asie Mineure, l’organisation des Ileurs est complète : or, il y a un insecte, appar-tenant au genre Cynips, qui dépose ses oui fs dans le réceptacle des Capriliguiers lesplus précoces; les Orientaux, qui connaissent cette manœuvre, enfilent ces jeunes Fi-gues en chapelets, qu'ils suspendent aux branches des Figuiers cultivés, llienlûl lesJeunes Cynips, (pie la Figue sauvage recelait, sortent de leur prison, chargés de pous-sière fécondante : ils s'introduisent par l’o'il de la Figue cultivée dans le réceptacle oùsent nichés les pistils, portent ce pollen sur les stigmates, et provoquent ainsi la malu-tdé du fruit. Celte fécondation artificielle se nomme caprification.
A la famille des L'rticées appartient encore le Jaquier , (pie l’on cultive dans leslégions tropicales, et dont le fruit, du volume de la tète d’un homme, renferme unepulpe blanche et farineuse, qui a la saveur de la mie de pain frais, et fournit à l'hommeun aliment sain et agréable : c'est ce qui a valu au Jaquier ( Arlocarpus ) son nom popu-laire êY Arbre à Pain.
Des Cucurbilaeées sont des herbes dont la lige llexueuse est souvent grimpante, soitpar sa propre torsion, soit par le moyen des vrilles que vous pouvez observer à Fais -s elle des feuilles de beaucoup d’entre elles. — La corolle est posée sur un calice à cinqdivisions, qui se soude par toute sa partie inférieure avec le pistil. Dans les Ileurs à«lamines, les anthères sont llexueuses et soudées ensemble de manière à former troisgroupes. Le fruit, qui se compose du calice soudé avec l'ovaire, devient très-gros et con-sent des graines nombreuses : voici la plus commune des Cucurbilaeées, la liryone( liryonia dioïca ), dont la lige grimpante et les feuillesdécoupées comme celles de la Vigne lui ont valu les nomspopulaires de Couleuvrée et de Vigne blanche; la racine decette faible plante est d’un volume énorme.— Voici la Colo-quinte, les Melons, avec toutes leurs variétés, le Concom-bre , dont les fruits jeunes, conlils au vinaigre, portentle nom de Cornichons ; la Calebasse, le l'aslcquc on Alelon(l’eau, le Potiron ou Citrouille; tous ces végétaux sont ori-ginaires d’Asie , et se sont facilement naturalisés dans nosclimats. Le Melon a passé d’Afrique en Espagne , puis enItalie, d’où le roi Charles V111 l’a transporté en France .
Les deux familles qu’il vous reste ÿ connaître, avant dequitter ce carré, se composent d’arbres dont les espècesconstituent presque à elles seules nos forêts d’Europe : cesont les Amentacées et les Conifères.
Les Amentacées, que l’on nomme aussi Arbres à chatons, ont des feuilles qui tombent
fous les ans et sont garnies à leur naissance de deux stipules : les Ileurs à étaminessont disposées en épis, où le calice manque ordinairement et est remplacé par des brac-1 ées ; les Ileurs à pistil varient beaucoup : tantôt elles forment des épis nommés Cha-tons, tantôt elles sont solitaires et entourées de bractées dont la forme est diverse.
^ la tète de la famille est le Chêne , dont le fruit est un Gland, cest-à-dire un ovaireentouré de bractées serrées qui forment à sa base un godet. Le Chêne fourre, ou
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