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[Première partie.]
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TitUlbLLML FAUTIF.

dOti

Chêne commun, fournil son bois pour les constructions qui demandent surtout de lasolidité, son écorce, nommée lu», sert aux tanneurs pour durcir le cuir. Le Chêneliège croit dans les provinces méridionales de la France ; c’est la partie extérieure de sonecorce qui fournit celle substance spongieuse et élastique que l’on nomme le liège. LeChêne à galles est un arbrisseau qui croit dans l’Asie Mineure; un Cynips, peu diffé-rent de celui du Figuier , pique le pétiole de sa feuille pour y déposer ses neufs ; les sucsvégétaux s’épanchent à l’endroit qui a été piqué, et y forment une excroissance outumeur qu’on nomme Noix de galle. Les œufs renfermés dans ces excroissances ac-quièrent du volume et de la consistance ; il en naît de petits vers sans pattes, qui ron-gent l’intérieur de la tumeur sans nuire à son développement, et y restent cinq ou sixmois dans cet état. Quand l'époque de leur métamorphose est arrivée, ils percent lacoque qui leur a fourni à la fois le vivre et le couvert, et l’on peut voir à la surfacetles galles des trous ronds qui annoncent que l’animal en est sorti. — Les j\oix degalle, infusées dans de l’eau qui lient du fer en dissolution, forment la liqueur nomméeencre. Vous pouvez remarquer des excroissances semblables sur les feuilles du Chênecommun ; elles sont molles et de couleur rose ; il s’en forme aussi sur le ltosier églan-tier, que l’on nomme Mousse chevelue. Coupez ces productions en deux moitiés, vousverrez les petites cellules où sont logés les vers.

Le Noisetier ou Coudrier ( Corylus avcllana) a un fruit (pie vous connaissez et quidittère du gland de Chêne , en ce que les bractées qui environnent l'ovaire sont grandeset foliacées. Dans le Châtaignier iCastanca), le fruit est aussi protégé par des brac-tées, mais celles-ci sont épineuses, et enveloppent en entier les ovaires, qui sont or-dinairement au nombre de trois à quatre ; chaque ovaire, dans sa jeunesse, est à six logeset porte six styles; chacune des loges renferme deux graines ; mais bientôt ces logesavortent, et se réduisent à une seule, qui renferme trois graines ; quand la nourrituredestinée à ces trois graines se jette sur l’une d’elles, celle-là prospère aux dépens desautres et forme le Marron. Ainsi sur douze graines que contenait le jeune ovaire, ilarrive souvent qu’une seule réussisse. — Celle enveloppe épineuse, qui protège lesovaires, est le seul point de ressemblance du Châtaignier avec le Marronnier d’Inde,bel arbre exotique, qui fait l’ornement de nos jardins publics : encore cette ressem-blance n’est elle qu’apparente, car, dans le Châtaignier, l’enveloppe épineuse est forméepar des bractées, et ne tient en rien aux ovaires, tandis que dans le Marronnier d’Inde,au contraire, c'est l’ovaire lui-même qui la constitue.

Le Hêtre [Fagus)<sé rapproche beaucoup du Châtaignier pour la structure desIleurs ; son fruit est aussi enveloppé par une coque, mais les bractées qui la formentsont des épines moins dures et moins piquantes que celles du Châtaignier; il y adeux (leurs dans chaque enveloppe; chaque ovaire est triangulaire, et présente troisloges renfermant deux graines ; bientôt deux de ces loges avortent, et le fruit necontient plus qu'une ou deux graines anguleuses qui portent le nom de faînes , et quidonnent, par expression, une huile douce, propre à entrer dans nos aliments. Quandvous cueillez de ces faines, en vous promenant dans les bois, vous pouvez vous assu-rer qu'elles ont un goût très-agréable, mais n’en mangez pas une grande quantité, carelles produisent l’ivresse et tous les phénomènes qui l’accompagnent.

Les Saules sont nombreux en espèces, qui toutes sc plaisent dans les lieux humides,