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CINQUIÈME PARTIE.
dance, il faut citer le groupe des Feldspalhs, dont les cristaux se présentent sous lesformes suivantes :
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C’est ù cette substance qu’appartient la matière première employée à la fabrication deporcelaine, sous le nom de Kaolin , qui n’est qu'un Feldspath décomposé.
Les Micas sont aussi très-répandus ; ce sont les substances qui se divisent facilementen feuilles très-minces, élastiques, et tellement transparentes, qu'elles ont pu servirdans quelques pays, nommément en Russie , à remplacer les vitres, ce qui leur fait don-ner le nom de Verre de Moscovie. Le Granité, roche que tout le monde connaît, estessentiellement composé de ces trois minéraux : Feldspath, le Quartz et le Mica ,réunis ensemble par petites parties assez régulièrement entremêlées, et formant desmasses granulaires. C’est le Mica qui donne à celte roche son aspect brillant au soleil.
Nous pouvons citer encore comme très-abondants dans la nature, l 'Amphibole, lePyroxène, les Serpentines, etc., sans cependant en dire davantage, car nous avons hâted'arriver aux Métaux .
A ce mot s’offrent naturellement à votre esprit les deux substances qui en sont pourainsi dire les représentants, l’Or et l'Argent. Tout le monde à vu l’Or, ne fût-ce quesur les cadres dorés, et connaît la belle couleur jaune qui distingue ce métal de tous lesautres. Son inaltérabilité est telle, qu'il résiste à presque tous les agents naturels etchimiques, et cette qualité, jointe à sa ductilité et à sa malléabilité, c’est-à-dire à la fa-culté de s’étendre sous le marteau et sous le laminoir, en fait le métal le plus précieux.L’Argent vient immédiatement après l’Or pour ces qualités : aussi ces deux substancesont-elles été regardées de tout temps comme des métaux parfaits, nobles par excellence ;tandis que tous les autres étaient appelés imparfaits, ignobles, et qu’il fallait par consé-quent, disait-on, les transformer.
La transmutation des métaux et la recherche d’un remède universel, telle fut, durantplusieurs siècles, l’occupation unique de ces hommes extraordinaires, bizarres, qu’onnommait Alchimistes. Toute la science d’alors était là, et il est inimaginable combien ilsse donnaient de tourments, combien ils subissaient de peines, de fatigues, pour arriver àla possession de ces trois choses, auxquelles tendaient donc leurs efforts : la richesse, lalongévité, la santé. On conçoit facilement qu'ils aient pu être dévorés du désir d’ar-river à ce but; car ces trois choses-là sont, en définitive, les seuls éléments de bonheurpour la plupart des hommes. Mais la voie qu’ils avaient choisie pour y parvenir était aumoins aussi étrange qu’illusoire. Il en est donc résulté que l’absolu et la pierre philoso-phale sont encore à trouver.
L’or, que de notre temps on envisage sous un point de vue moins chimérique, appar-tient au petit nombre de métaux que l’on rencontre dans la nature à l’état de puretépresque complète : en filaments, en lames minces, en grains plus ou moins volumineux,présentant de petits cristaux cubiques ou octaèdres ; quelquefois aussi en petites masses