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[Première partie.]
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CINQUIÈME PARTIE.

voûtes et sur un ruisseau qui coule au milieu de la mine. On voit là des gens de toutesles nations : les uns tirent des chariots, les autres roulent des pierres; tout ce monde ason emploi ; c’est une ville souterraine.

Du temps de Iluffon on ne comptait que seize métaux sur quarante-deux (pic l’onconnaît aujourd'hui comme essentiellement différents. Ce petit nombre de métaux,appelés aussi éléments, c'est-à-dire corps qu’on n'est pas encore parvenu à décomposerpar les moyens que la science actuelle possède, joints à une douzaine de corps semblablesnon métalliques, rendraient, certes, la minéralogie très-facile, s’ils n’étaient pas suscep-tibles de se combiner entre eux dans des proportions tellement variées, qu'il en résulteun nombre prodigieux de minéraux se ressemblant très-souvent à tel point, qu’on seraittenté de les prendre les uns pour les autres. Vous devez déjà, depuis (pie nous avançonsdans notre promenade minéralogique, vous être aperçue de celte circonstance embarras-sante, et une question toute naturelle se sera aussi présentée à votre esprit, à savoir :Quel est le moyen de débrouiller ce chaos minéral ?

Quand les formes ou les caractères cristallographiques manquent ou qu’ils se présen-tent de manière à offrir quelque doute, on est obligé d’avoir recours à l’analyse chimique,qui indique la nature des corps ou leur composition. Par ce moyen, on arrive toujours aucaractère de première valeur; et il est d’autant plus important de s’y attacher, qu'unefois la composition modifiée, les autres propriétés inhérentes aux minéraux, telles (pie ladensité, la dureté, le poids spécifique et même la forme, changent également.

Nous ne pouvons passer en revue tous les métaux d’une manière détaillée : la besogneserait trop longue, et nous obligerait même à de fréquentes répétitions : nous nous con-tenterons donc seulement d’en citer encore quelques-uns.

A la tête des métaux les plus usuels, il faut placer le Ver , substance très-répandue, etse présentant sous les aspects les plus variés. Ce sont quelquefois de beaux cristaux, re-marquables par des couleurs brillantes, qu’offre surtout le Ver oligiste de l'ile d’Elbe.Les formes de ce métal sont les suivantes :

Tantôt c’est le Fer aimant, atlirable au barreau aimanté et magnétique; tantôt le Vermétéorique, pierres qui tombent de l’atmosphère, fait qu’on a voulu en vain reléguerparmi les contes populaires. Enfin, le plus fréquemment, il se présente combiné avec lesoufre ; ce minerai de fer, ayant la couleur et le brillant du Laiton, est appelé Pyrite ; sesformes cristallines sont :