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Le Platine mérite d'être eilê comme étant le |dus lourd de tous les corps connus et lemoins dilatable. Pour l'inaltérabilité, il dispute le rang à l'Or; mais la difficulté de letravailler lait qu'il n’est pas aussi précieux. Le Mercure , appelé vulgairement Vif-Argent,est remarquable par sa propriété d’être le seul métal liquide à la température ordinaire.C’est, selon les alchimistes, l 'eau qui ne mouille pas les mains. Le minerai de Cuivre , sur-tout celui d’un vert d'émeraude, ou bleu d’indigo, est recherché pour les collections;les variétés vertes et compactes, bien nuancées, sont, employées, sous le nom de Mala-chite, à la confection des bijoux et des meubles précieux.
iélitain fournil aussi pour des collections de beaux groupes de Cristaux , dont lesformes sont :
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On connaît, en général, les usages très-variés auxquels les métaux peuvent servir;mais ce dont peut-être beaucoup de personnes ne se doutent pas, c'est qu’ils fournissentaussi les couleurs les plus belles et les plus stables dans les divers genres de peinture etde coloration. Pour n’en citer que quelques exemples, nous dirons que le Plomb chromatéfournit une teinte chaude, d’un Ion qui ne peut être imité par aucune autre substance.A l’état de Minium, le Plomb entre dans la composition du Cristal , dont on admire l’é-clat et la limpidité. Le Manganèse colore certains vases de verre en violet vineux. VAnti-moine est employé pour la peinture en émail, et pour diaprer la porcelaine. Le Cristalbleu est coloré par le Safre, ou oxyde de Cobalt. L’oxyde de Titane donne à la porce-laine une certaine teinte isabelle qui ne peut s'obtenir qu'à l'aide de celte substance. LeCuivre enfin, le Mercure, le Fer, le Chrome et autres, fournissent en outre plusieursprincipes colorants fort employés, inaltérables, et qui, par opposition aux couleurs végé-tales qui sont fugitives, s’appellent couleurs minérales.
Je jette un coup d'œil autour de moi pour voir si quelque chose digne de notre atten-tion n’a pas échappé à notre revue, et mon regard se trouve encore arrêté par quelquesobjets remarquables. — En effet, personne ne saurait quitter cette galerie sans avoiradmiré les trois magnifiques Tables en mosaïques de Florence placées au milieu, et quiseraient dignes d'orner le salon d’un roi. Ce sont tout simplement des pierres naturellesdes plus belles couleurs que l’art n'a eu (pie la peine de polir et de rapporter pour enfaire les beaux dessins et les élégants arabesques (pie vous voyez.
Les différents groupes de concrétions naturelles, les riches plaques en marbre incrus-tant, les vases en porphyre, en fluorine, etc., en un mot, tous les objets les plus rares etles plus curieux qui ornent si bien cette galerie, ne sembleraient-ils pas être les dépouillesde quelque château princier, si la gratitude des administrateurs du Musée ne s était em-pressée d’y faire inscrire les noms des donateurs? Ici, c’est le roi d’Espagne (pii, en 1771,a envoyé une table, faite en échantillon, de divers marbres de son royaume. A côte estplacée une autre table, offerte par le r> Clot-Rey, en calcaire concrétionné, agréablementondulé, et provenant de la liante Egypte -
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