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Certains constituent un ordre atiijuei on a lionne le nom de /.oanlhaires ou
Animaux-Fleurs, et ce nom est fort bien choisi pour des animaux dont le corps présentela forme d’une corolle, et dont les bras, ou tenlacules, ressemblent si bien à de petitspétales. Celle analogie est surtout frappante dans les Actinies ou Anémones de mer.
Quand le ciel est pur el que le soleil brille, ou les voit se répandre par milliers sur lesable et sur les rochers qu'elles entaillent des plus riches couleurs. Mais aussitôt que levent se lève, et qué l’onde commence à se troubler, tout disparait ; les Anémones fer-ment leurs calices, et rentrent précipitamment dans leurs réduits d’azur.
Ces jolis animaux servent de baromètre aux marins : leur degré d’épanouissementou de contraction est un indice presque certain pour connaître si le temps sera serein ouorageux, si la mer sera calme ou agitée.Nos côtes possèdent l’Actinie pourpre.
Les Fongies, les Tnrbinolics, espèces voisines de l’Anémone, habitent de petits gobe-lets hérissés à l'intérieur et à l’extérieur de lames extrêmement minces, qui convergent ducentre vers la circonférence. Il y a des Fongies qui atteignent jusqu’à deux pieds, etdont les uns sont ronds et les autres cylindriques. Vous en pouvez voir plusieurs dansla troisième armoire, salle à gauche.
Dans les Caryophyllis, les loges sont plus allongées; elles se groupent les unes à côtédes autres, sans se confondre, el forment des sortes de bouquets.
Approchons de ces cages vitrées : ces jolis tubes, rangés verticalement comme destuyaux d’orgues, sont l’ouvrage des Tubipores, originaires de la mer des Indes et de lamer IWmge. Les individus de cette espèce, comme ceux des précédentes, vivent séparésde corps et de biens, mais ceux qui suivent vivent en commun, et leurs habitationsforment de grandes expansions foliacées. La Tridacnophgüia dispose ses cellules de ma-nière à leur faire prendre l’aspect d'une laitue ; c’est ce qui a valu à cette espèce le sur-nom de Lactuca.
Si l'on examine l’intérieur île ces expansions au moyen de sections verticales, onvoit qu'elles sont composées de couches parallèles, chacune desquelles a été l’asile d’unegénération.
Les constructions de ces Polypes atteignent quelquefois des dimensions colossales, etsont d’une pesanteur proportionnée.
Voici des Méandrines : ici les loges n’affectent pas une forme arrondie ; elles serpententen sillons sinueux et diversement contournés, à peu près comme le cours du fleuveMéandre, d’où dérive leur nom. La Mé.andrine cercbriformis ressemble à un cerveau ,la Méandrine labyrinlhica présente autant de tours et de détours qu’un labyrinthe.
Les cellules des Parités sont presque aussi microscopiques que les pores de la peau.Quelques » de cette espèce donnent à leurs constructions la forme d’une corne decerf ou d'un buisson, dont les branches se bifurquent el se subdivisent à l’inlini. Dansles Pocilloporcs, les branches sont garnies de petites coupes qui semblent les fruits deces buissons sous-marins.
Mais c'est surtout dans le groupe des Madrépores que celle disposition arlmresecnleacquiert son maximum de développement. Les l>s auxquels on donne ce nom sontles animaux les plus anciens de la création; c’est à eux qu’on attribue la formation dela plupart des montagnes calcaires ; ce sont eux qui élèvent dans les mers équato-riales «es écueils et ces tles dont l’apparition inattendue étonne les navigateurs. Leur
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