SI XIMIE PARTIE.
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lencicnnes, qui avaient entrepris en commun une Histoire naturelle desPoissons. Cet immense ouvrage, retardé quelque temps par la mort duprincipal collaborateur (G. Cuvier), est continué avec succès par M. Va-lenciennes, dont le monde savant apprécie et admire les profondes con-naissances ichtliyologiques.
Notre collection se compose de Poissons préparés et de Poissons dansi’esprit-de-vin. Il est fort à regretter que les Poissons perdent à l’air lesbrillantes couleurs dont la nature les a dotés, et que la science ne soitpas encore parvenue à leur conserver leur plus bel ornement. Chaqueespèce a autant que possible un ou plusieurs représentants dans chacunde ses états, et rangés dans les armoires selon l’ordre adopté par lessavants que nous venons de nommer.
On divise les Poissons en deux grandes séries , les Acanlhoptérygienset les Chondroptérygicns. La première comprend les Poissons dont lesnageoires sont composées en partie de rayons osseux; la seconde sérierenferme les Poissons dont les nageoires sont cartilagineuses.
Les Anarchiques , de la famille des Gobioïdes, sont des Poissons féroces et dangereuxqui atteignent jusqu'à sept et liait pieds de long. L ’Anarrlticas Lupus ou Loup murin estl’espèce la plus connue du genre ; elle habite les mers du nord, et sa chair est d’unegrande ressource pour les Islandais, qui la conservent séchée et salée, et qui en fontleur principale nourriture pendant l’hiver. Son liel leur sert de savon, et ils emploientsa peau aux mêmes usages que le cuir.
Les Baudroies sont remarquables par la grosseur disproportionnée de leur tète,ipd est très-large, déprimée, et pourvue d’une gueule Irès-fendue et armée de dentspointues. Lue des particularités les plus intéressantes de ce Poisson, c’est la confor-mation de sa nageoire dorsale, divisée en rayons détachés et fort longs, que l’animalfait mouvoir à volonté. C’est au moyen de ces filets que la Baudroie se procure lanourriture dont elle a besoin, et qu’elle ne pourrait saisir à la course, son corps n’élantpas propre à une natation rapide ; ainsi elle supplée par la ruse à ce qui lui manqued'agilité. Elle dresse des embûches comme un pécheur; elle se tient au fond de l’eau,et se cache sous la vase, de manière à ne laisser apercevoir que les rayons de sa tètequ’elle agite dans tous les sens pour les faire ressembler à des vers. Attirés par cellesupercherie, mille petits Poissons , sans défiance comme sans malice, mordent à l’appât;gourmandise fatale et chèrement expiée! Aussitôt que la Baudroie se sent mordue, ellereplie ses filets et les retire dans sa gueule avec tous ces petits Poissons qu'elle avalesans pitié, ou qu’elle met en réserve dans la cavité très-large de ses ouïes.
Le Maquereau appartient au meme genre que le Thon. C’est un Poisson d'une formeélégante et peint des plus brillantes couleurs. En sortant de l’eau, il jette une lueurphosphorique, particularité qui lui est commune avec plusieurs autres espèces. On le ditliés-vorace, et même friand de chair humaine. Pontoppidam raconte qu’un baigneur.