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[Première partie.]
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ZOOLOGIE.

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•lui s'était trop avancé dans la mer, fut attaqué par une troupe de Maquereaux qui ledévorèrent.

Leur pèche constitue une branche d’industrie très-considérable; cest sur les côtesoccidentales de l’Angleterre qu’elle s’exécute avec le plus de succès. Les lilets qu on yemploie ont quelquefois plus d’une lieue d'étendue; on les jette à la tombée de la nuit,le long de la marée. Un seul bateau pêcheur a souvent rapporté en une seule nuit unecargaison de la valeur de près de deux mille francs.

Les Exocèlcs ou Poissons volants sont pourvus de nageoires pectorales tellementlarges, qu’ils peuvent les faire servir au même usage que des ailes. Ils habitent princi-palement les mers du tropique, où ils sont continuellement exposés aux attaques d unefoule de Poissons voraces et d’Oiseaux de proie. C’est un spectacle extrêmement curieuxque celui de cette double chasse et de ces nuées de Poissons qui sortent par intervallesde leur élément natal pour déployer au soleil la magnificence de leurs nageoires nuancéesd’or et d’azur. Leur vol est très-bruyant et dure quelques secondes. Ce temps leur suffitpour se mettre hors de la portée des Requins, des Marsouins, des Dorades, qui les poui -suivent sans relâche et par troupes. Mais ils n’échappent à un danger que pour tomberdans un autre, car à peine se sont-ils dérobés à la dent des Poissons , qu’ils rencontrentle bec et les griffes des Frégates et des Albatros. Aussi leurs essaims deviennent-ilstoujours moins nombreux à mesure que leurs élans se multiplient, et lorsque épuisés defatigue, ils ne peuvent plus ni nager ni voler, ils s’abandonnent sans résistance ù leursennemis.

« Le Dorch ou petite Morne, dit M. Milne Edwards, se prête mieux que les autresaux préparations qui la rendent longtemps mangeable, et il s’en fait, dans toutes lesparties du monde, une immense consommation. Presque tous les organes de ce Poissonpeuvent être employés utilement : la chair comme aliment, les branchies comme appâtpour les pêcheurs ; leur foie fournit en abondance une huile propre à briller; leur vessienatatoire est employée comme l’iclithyocolle de l’Esturgeon , leurs os frais servent à lanourriture des bestiaux en Islande et au Kamlschatka; secs, ils servent à faire du feu ,leurs intestins, leurs œufs, sont apprèlésavec soin et sont servis sur la table.

« Telles sont les inépuisables ressources que la Morue olfre à nos besoins. 11 ny adonc rien d’étonnant que sa pèche soit devenue un art véritable et compliqué, avec seslois, ses privilèges ; qu’elle occupe une foule immense d’hommes, et que, chaque année,des Hottes entières, sur lesquelles on a compté jusqu’à vingt mille matelots d une seulenation, se rendent dans les parages septentrionaux où la Morue fait ses œufs. »

Le Itrochel est le Requin des eaux douces. L’ouverlure de sa bouche s’étend jusqu’auxyeux. Sa mâchoire inférieure est plus longue que la supérieure. Son palais, >a langue,et même son gosier sont recouverts de dents ; on en a compté jusqu à sept cents.Quelques unes sont mobiles comme celles du Requin . La livrée des Brochets est sujetteà de nombreux changements : elle est d'abord verte, puis grise, puis jaune. Ils ontl’ouïe très-line et la vue très-perçante. La durée de leur vie est ordinairement très-considérable.

Tous le»aliments leur conviennent ; ils avalent indifféremment la ehaii vivante et lat'haïr pulréliée. Quelquefois, comme le Tigre et le Crocodile, ils dévorent leurs proprespetits. Ils poursuivent même des Rats d’eau et de petits Canards On a vu des Brochets