Z 001,0G I K.
:û'i
La couleur de ces animaux est bleuâtre, avec de petites ladies brunes sur le dos, etnoires sur la partie inférieure du corps. Us habitent l'Océan et presque toutes les mers.Au printemps, ils quittent, les eaux salées pour les eaux douces, et s'engagent dansles grands lleuves pour y déposer leur frai. Ils sont très-conununs dans les fleuvesd’Amérique .
Ces Poissons sont très-féconds; Leuwenhoek a trouvé dans le frai d’une seule femellecent cinquante milliards d’œufs. Ces œufs sont fort délicats et servent à faire le caviar ;leur vessie natatoire sert à faire la Colle de poisson.
Au plafond est suspendu un Espadon. Ce Poisson doit son nom à l’arme natu-relle dont sa bouche est pourvue. Les os de la mâchoire supérieure sont prolongés enavant de manière à former une lame étroite et plate qui s’amincit et se rétrécit de plusen plus jusqu’à son extrémité, et dont les bords sont tranchants comme ceux d’une épée.L'Espadon s’en sert plutôt pour se défendre que pour attaquer, car, malgré sa force,son agilité et sa grandeur, c’est un animal très-doux et très-sociable; il vit en très-bonne harmonie avec plusieurs Poissons moins forts que lui et qui le suivent dans sesvoyages. Il recherche aussi les individus de son espèce, et on le voit souvent accom-pagné d’une femelle à laquelle il paraît tendrement attaché.
Ce n’est pas à dire que l'Espadon ne fasse quelquefois usage, et d’une manière terrible,de l’arme dont la nature l’a muni ; au contraire, nous pourrions citer mille exemples decombats livrés par lui à la Haleine ou au Cachalot , combats dans lesquels la victoire estpresque toujours restée au moins puissant de ces formidables jouteurs. Il ne reculemême pas devant le Crocodile, dont la gueule hérissée de dents pointues remplit d’ef-IVoi les habitants de l'onde et de la terre. L’Espadon, qui connaît probablement la con-formation de ces monstrueux reptiles, se garde bien de les attaquer par devant ou parles côtés, où il les sait invulnérables, il les attaque par-dessous; il se glisse sous leurventre où leur peau est dépourvue de téguments osseux, et quand ils s’v attendent lemoins, il leur plonge son épée dans les entrailles.
La pèche de l’Espadon est très-diflicilc. A l'aide tle son sabre il déchire les filets etperce à jour les nacelles des pécheurs qui sont obligés de rebrousser chemin s’ils neveulent pas couler à fond avec leurs barques criblées de trous.
La Muronopltis-llélène est la Murène des anciens. C’est un animal qui ressemble àl'Anguille et à la Couleuvre par sa forme extérieure; il rampe dans l’eau plutôt qu’il nenage ; il se roule et se déroule comme un serpent ; il peut même vivre quelque temps surla terre. Sa livrée est d’un brun rougeâtre bariolé de points et de taches jaunes.
Les Murènes se nourrissent de Poissons et de Mollusques ; elles attaquent quelquefoisles Poulpes qui, déployant autour d’elles leurs innombrables bras, cherchent à les étoufferdans ce réseau vivant ; mais, grâce à la lubricité de leur peau, les Murènes échappent auxétreintes de leur ennemi, et avec leurs dents aiguës elles dévorent leur prison.
Leur extrême défiance rend leur chasse très-difficile ; quand il leur arrive de mordreà l'hameçon, ce qui est fort rare, elles l'avalent afin de couper la ligne avec les dents, etde celte manière elles se dérobent aux pièges de l'homme.
Arrêtons-nous devant ce petit Poisson (armoire 2), dont la forme extérieure n'a rien debien remarquable, mais dont l'histoire est la plus incroyable, la plus merveilleuse, la plusétourdissante qu’on puisse entendre. Ce Poisson a plus pesé dans la balance politique de