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Deuxieme partie.
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Le Conrok, ouGiuND V AUToun des Andes (Vuhur gnjplms de Linné), ;iune envergure de neuf à douze pieds, et non de dix-huit, comme le faisaient croireles rapports exagérés de fptehjues voyageurs. Il est noirâtre; une grande partiede l’aile est cendrée ; le collier est soyeux et blanc ; le mâle, outre sa crête char-nue, qui est grande et sans dentelure, porte un barbillon sous le bec, commeun Cotf. La femelle n’a ni l’une ni l’autre : elle est tout entière d’un gris brun.Les tarses sont grenus et bleuâtres. Le Condor habite principalement la chaînedes Andes, dans l’Amérique méridionale ; c’est de tous les Oiseaux celui dont levol est le plus puissant. Des âpres sommets de ces montagnes situées sous l’é-quateur, et élevées de quinze mille pieds au-dessus de la mer, il descend dansles vallons, dans les plaines, jusqu’aux rochers où viennent se briser les vaguesde l’océan Pacifique , puis il remonte et plane dans l’espace au-dessus de l’im-mense Cordilière, à un niveau qui dépasse de quarante mille pieds celui durivage qu’il vient de quitter. Il affronte ainsi des vicissitudes de températurequi seraient promptement mortelles pour l’homme le plus robuste; et ces tran-sitions de la zone torride à la zone glaciale, qu’il accomplit en quelques minutes,n’influent en rien sur sa santé. C’est dans une crevasse de rocher qu’il passe lanuit; et quand les premiers rayons du soleil viennent se réfléchir sur les neigeséternelles qui l’entourent, son col, enfoncé entre ses épaules, se redresse, il se-

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