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Deuxieme partie.
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ÏHIBl DES FAUCONS.

son nom un terme de comparaison peu tlaUeur pour les personnes auxquellesou l'applique. Quoi qu’il en soil, la Buse détruit une grande quantité de gibier ;elle ne saisit pas sa proie au vol, elle tombe sur elle du haut d’un arbre oud’une butte; elle attaque surtout les Levrauts, les Lapins, les Perdrix, lesCailles, et dévaste les nids de la plupart des Oiseaux; lorsque le gibier lui man-que, elle se nourrit de Lézards, de Serpents, de Grenouilles et de Sauterelles.

Le 15 ac n a est une Buse d'Afrique, portant une longue lmppe de plumes noireset blanches; il est grand comme notre Buse d’Europe; son ' âge est brun, àpetites taches rondes et blanches sur les côtés de la poitrine et sur le ventre; lemilieu de la queue porte une large bande blanche. C’est un Oiseau trés-cruel.qui se tient perché pendant des journées entières sur le sommet des rochersescarpés, pour découvrir et guetter le Klip-das, espèce de petit Pachyderme dugenre des Damans, dont la taille est celle du Lapin. Le Klip-das, qui se délie duHacha, n’avance la tète hors de son trou qu’avec une extrême circonspection,et y rentre au moindre bruit. Le Baclia, pendant toutes ces manœuvres, se tientcoi, la tête enfoncée dans ses épaules, mais l’œil ouvert sur sa victime, immo-bile comme s’il faisait partie de la roche, et cette apparente stupidité n’est,comme dans notre Buse d’Europe, qu’une industrie parfaitement appropriée àla structure de l’animal, aux localités qu’il habite, et au genre de proie qui luiest destiné. Dés que le Klip-das s’est aventuré jusqu’à sortir complètement deson trou, le Baclia plonge sur lui, et, s’il le manque, il retourne tristement à sonrocher en poussant des cris lamentables; puis il va prendre un nouveau poste,ou il attend patiemment qu’il ait pu saisir une autre proie (car celle qui lui aéchappé ne sortira plus de toute la journée). Lorsque enfin le Baclia possède unKlip-das, il l’emporte sur la plate-forme la plus voisine, et là, malgré les hur-lements affreux de sa victime, il la dépèce vivante, avec lenteur, avec délices;on dirait qu’il satisfait sa haine plutôt que sa faim. Ce drame sanglant jette laterreur dans le voisinage, et les cris déchirants du Klip-das ont frappé ses pa-reils d’une telle épouvante, qu’ils restent cachés dans leurs retraites pendanttout le jour. Aussi est-il impossible au chasseur de découvrir un seul Damandans un canton où le Baclia vient de déjeuner.

Les Busards forment un genre caractérisé par des tarses très-minces, pluselevés que ceux des Buses, et par une espèce de collier que forment de chaquecôté du cou les bouts des plumes qui recouvrent leurs oreilles. Ces Oiseaux ha-bitent de préférence les marais. Nous en avons en France trois espèces, dontle nge varie beaucoup, ce qui a donné lieu à de nombreuses erreurs. Lapremière est la Soubuse ( Falco pycjargns, de Linné), qui est un peu plus grossi 1qu'une Corneille, brune en dessus, fauve en dessous, avec des taches longitudinalesbrunes, et dont l’abdomen est blanc à son extrémité; c’est ce dernier caractèrequi lui a valu son nom spécifique de Pygargus, mot grec signifiant croupe blan-che; les ailes aboutissent aux trois quarts de la longueur de la queue, la sur-face interne des ailes et les pennes de la queue portent des traces transversales.Ce qu’on nomme vulgairement I’Oiseau Saint-Martin, dont le plumage estcendré et les rémiges noires, n’est autre que le mâle parvenu à sa seconde an-née ; delà les noms de Faucon bleu, Faucon blanchâtre, Faucon commun, l'an-ron blanc. Faucon montagnard, Faucon (/ris, Faucon bohémien, que les auteurs