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Deuxieme partie.
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LES OISE A L X

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Le genre des Tangarus esl l'orme par des Oiseaux qui lialnieni les région»chaudes de l'Amérique , et dont le plumage esl orné de vives couleurs ; le bec eslconique, triangulaire, légèrement arqué à son arête et écliancré vers le bout,les ailes sont courtes.

Les Tangaras ont à peu près les moeurs des Moineaux : ils recherchent lesgrains aussi bien que les baies et les Insectes. Le Uamimiocèle soarlaïte[Tunagra bmsilia, de Linné ) a sept pouces de hauteur; son plumage est d’unrouge écarlate très-vif; les ailes, la queue et les jambes sont d’un noir velouté;le bec est noirâtre en dessus, blanc en dessous. La femelle a les parties supé-rieures vertes, les inférieures d’un vert jaunâtre, les rémiges et les rectricesd’un brun verdâtre. — Cet Oiseau habite les bords ombragés des rivières, et senourrit de baies pulpeuses ; il affectionne surtout celles de VEugenia, que lesbrésiliens nomment Pilangus, et dont ils font des gelées d’une agréable acidité— Il vit en sociétés peu nombreuses; pendant la chaleur du jour, il se retiredans les buissons les plus épais, où le fait aisément découvrir son chant rauqueet désagréable, qu’expriment les syllabes kiorck, kiorck, prononcées à des intervalles éloignés. 11 est Irès-méfiant ; à la moindre alarme, il rentre dans les mass ifs de verdure, où toutefois son inquiétude et sa pétulance l’empêchent derester longtemps caché. — Le Tachyphonë archevêque Tanagra arcliiepiscojms, de Desmarestj a les parties supérieures d’un vert olivâtre; la tête, lecou et la poitrine d'un gris ardoisé, irisé ou violet; l'abdomen gris, les rémigeset les rectrices d’un brun noirâtre, bordées de vert jaunâtre, les petites tectricesde l’aile d’un jaune doré, le bec et les pieds noirs. Sa taille esl de sept pouces; ilesl commun dans tout le Brésil , et vit en petites bandes ; le chant du mâle eslcourt, mais fort et assez agréable, offrant quelque analogie avec le ramage denotre Linotte. L’Archevêque préfère les baies des solanées, et surtout cellesdu l'hytolacca; et comme ces fruits sont recherchés par une multitude d’autresOiseaux, les Archevêques, impatients de toute concurrence, chassent à coupsde bec tous ceux qui s’en approchent, et ne leur permettent de prendre part aubanquet que vers le coucher du soleil, quand, rassasiés, ils vont se percher surla cime des arbres pour y passer la nuit.

Le genre des Merles va nous offrir plusieurs espèces intéressantes. Les Oiseaux qui le composent ont le bec comprimé et arqué, mais sa pointe ne faitpas de crochet, et ses échancrures ne produisent pas de dentelures aussi fortesque dans les Pies-Grièches; il y a cependant des passages graduels de l’un al'autre genre. Ces animaux ont un régime plus frugivore; ils mangent des In-sectes, mais ils aiment beaucoup les baies. Ceux dont le plumage offre des cou-leurs uniformes ou distribuées par grandes masses portent plus spécialement lenom de Merles , et l’on réserve celui de Grives aux espèces dont le plumage eslgrivelé, c’est-à-dire marqué de petites taches noires et brunes. — La premièreespèce est le Meiile commun (Tnrdus nicrula, de Linné). Sa taille est de neufpouces et demi; le plumage est entièrement noir, le bec et l’auréole des yeuxsont jaunes; la femelle est d’un brun fuligineux en dessus, brune roussâtre endessous; la gorge est tachetée de roussâtre et le ventre cendré; le bec et lespieds sont noirâtres. — Les Merles sont répandus dans toutes les parties del'Ruropp; ils sont sédentaires, et semblent s’attacher aux lieux qu’ils ont une