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Deuxieme partie.
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V aMILLE DUS PASSEREAUX DEN'TIROSTRES.

luis adoptes pour leur résidence; leur nourrilure consiste en Insectes et enbaies de toute espèce. Pendant l’hiver, ils recherchent les bois plantés d’arbresverts, tels que Sapins et Genévriers ; c’est alors seulement qu’ils se réunissent entroupes : hors ce temps ils vivent isolés ou par couples. Leur queue est fréquem-ment en mouvement, surtout lorsqu’ils éprouvent quelque agitation morale.Leur naturel estdéflant et sauvage, mais ils s’apprivoisent facilement, et l’on peutleur faire retenir des airs, siffler et même parler. — Le chant du mâle est écla-tant; il le fait entendre au printemps, à l’époque où il travaille, conjointementavec sa femelle, à la construction du nid qui doit recevoir leur progéniture. Cenid, placé dans les broussailles à peu d’élévation du sol, se compose de petitesracines, de mousse et d’herbes sèches pliées ensemble avec de l’argile et tapis-sées intérieurementde laine et déplumés : le Merle y dépose quatre ou cinq œufsd’un vert bleuâtre, avec des taches brunes, nombreuses et peu distinctes.

Le Meule Grive (Tunlus musicus, de Linné) est de toutes les espèces denos climats celle qui chante le mieux, et dont on estime le plus la chair. Sataille est de huit pouces et demi ; les parties supérieures sont d’un brun olivâtre,les tectrices de l’aile sont bordées et terminées de jaune roussâtre, les jouessont jaunâtres, la gorge est blanche, les côtés du cou et la poitrine sont d’unjaune roussâtre tacheté triangulairement de brun; le ventre et les flancs sontblancs avec des taches ovoïdes brunes, le bec est jaunâtre et les pieds bruns. —Cet oiseau voyage eu grandes troupes et fait dans nos contrées deux apparitionspar an ; il arrive à la lin de septembre, passe chez nous le temps des vendanges,et descend ensuite vers le Midi pour y vivre pendant l’hiver ; il revient en France au printemps, et bientôt les chaleurs de l’été, qui semblent l’incommoderbeaucoup, le font remonter vers le Nord. Pendant la première apparition desGrives, c’est-à-dire en automne, les fruits, qu’elles trouvent en abondance, com-muniquent à leur chair une saveur délicate qui les fait rechercher du chasseur;mais au printemps, les baies manquant tout à fait, elles ne vivent que d’insecteset de Colimaçons, et deviennent un gibier sans valeur. — Quelquefois elles pas-sent en France la belle saison et nichent sur les pommiers ou dans les buissons.Le chant du mâle est très-agréable ; il le répète pendant plusieurs heures, per-ché à la cime d’un arbre; son cri ordinaire est un petit sifflement par lequel ilsemble prononcer zipp, zipp. Hors l’époque de l’arrivée et du départ, lesGrives ne sont réunies que par petites bandes de huit à dix individus, qui paraissent composer une famille.

La Drenne (Turdus viscivorus, de Linné) est plus grosse que la Grive ordi-naire; sa taille est de onze pouces; le dessous des ailes est blanc. Cet Oiseau ales mêmes mœurs que la Grive, mais il est moins estimé comme gibier; son ca-ractère est plus défiant et il se laisse rarement prendre au piège. Il vit de Che-nilles , de Limaçons et de fruits succulents, tels que le raisin, les cerises, les baiesde genièvre, de lierre et surtout de gui ; et comme les graines de cette dernièreplante ne sont pas altérées par la digestion, l’Oiseau les dépose au loin, envelop-pées de sa liente, et contribue de la sorte à ressemer le gui, qui vit parasite surle chêne et le pommier. — Les Drennes, outre leur défiance naturelle, ont unehumeur querelleuse, qui les fait se battre souvent entre elles ; mais quand ils’agit d'attaquer ou de repousser un Oiseau plus fort qu'elles, elles se réunis-