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Deuxieme partie.
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FAMILLE 1> R S P A SS K U E A l! \ DENTIKOSTIt ES.

cl.yeleveses petits; il est plus svelte, plus agile que le ltocar, et ses ailes ont plusd’envergure. La chasse de cet Oiseau est très-difficile : il semble se moquer duchasseur, en s’éloignant à mesure que celui-ci s’approche, et se posant toujoursà distance sûre; arrivé sur un rocher, il se retourne vite, pour ne pas perdre devue celui qui a l’air de le poursuivre; il le nargue alors en se redressant brusque-ment, relevant sa queue épanouie, battant des ailes, et poussant un cri aigu. —Si le chasseur, lassé de ses courses inutiles, se cache derrière une roche pourle guetter et l’attendre, l’Espion vient aussitôt, par un grand détour, se posterîle manière à découvrir son ennemi et à surveiller tous ses mouvements. Il fautune grande dextérité pour le tirer, car aussitôt que la pierre frappe le bassinet,il se plonge à terre et évite le plomb; si on le manque, il se tient cacbé pourlongtemps; s’il est blessé, il se traîne sous quelque roche, où il meurt, victimeinutile. Le seul moyen de le tirer à coup sûr est de cacher le fusil dans unebroussaille et de se montrer ensuite les mains vides, sans paraître s’occuper delui; on le voit d’abord se poser, et suivre de loin tous les détours du chasseur.Mais quand il aperçoit que l’homme est sans arme ou sans bâton, il s’approcheradavantage : à mesure qu’il perdra de sa défiance, il faut gagner insensiblemenlle lieu où est cacbé l’instrument de mort, et au moment favorable, on le tireraà bonne portée. Il est moins timide dans la saison des œufs; lorsqu’on a décou-vert le lieu où est caché leur nid, le mâle et la femelle le défendent, sans craindrel’approche du ravisseur. Au reste, ce nid est situé si profondément dans lestrous des rochers, qu’il est presque impossible de s’en rendre maître.

Le Héclameuii (Tardas réclamai or, de Vieillot) a sept pouces de longueur;les parties supérieures brunes, variées de gris bleuâtre et d’olivâtre, les rémigesnoires, bordées de gris bleuâtre, les reclrices intermédiaires noirâtres, les laté-rales jaunes, bordées de noir, les parties inférieures fauves, le bec cendré, lespieds jaunes. — Cet Oiseau a un cri d’appel fort bizarre, qui remplit de terreurl’âme superstitieuse d’un des Hottentots, compagnons de Levaillant. Ce pauvregarçon, nommé Piet, ayant tué une femelle de l'espèce en question, entendit unmâle répéter sans cesse autour de lui : Piel, i mjn vrow! Ces mots, qui en hollan-dais signifient : Pierre, ma femme, lui semblèrent une réclamation de l’Oiseauqu’il avait privé de sa compagne, et depuis ce moment il ne voulut plus tirer surcette espèce de Merle : de là le nom de Réclnmeur, que Levaillant lui a donné.— Outre ce cri d’appel, le mâle chante d’une voix élevée et mélodieuse, dans lasaison des œufs, le matin, le soir, et même pendant la nuit; il se tient sur lacime la plus élevée des arbres, et il est facile de l’approcher quand il chante.

L’Impo utun ( Turdus importunas, de Vieillot) a les mêmes formes et la mêmetaille que le Réclameur; le dessus est d’un vert olivâtre; les rémiges et les ree-trices latérales sont bordées de jaunâtre; les parties inférieures sont d’un vertfoncé; le bec et les pieds sont bruns. Il est aussi turbulent, mais moins divertis-sant que le îléclameur; son chant n’est antre chose qu’un pii pit continuellementrépété. Il est très-commun le long des côtes orientales de l’Afrique . Levaillantétait importuné par ces Oiseaux, qui le suivaient en voltigeant d’arbre en arbre,et l’empêchaient de chasser d’autre gibier : ils le cernaient dans son camp, etquand il voulait travailler, il lui fallait se débarrasser à coups de fusil de cesOiseaux curieux et bavards.