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Deuxieme partie.
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Mous avons en France quatre espèces d’Hirondelles proprement dites. L'II i-kondelle de CHEMINÉE IlirHiiilo rustica, de Linné) a six pouces et demi delongueur, le Iront et la gorge d'un marron roux ; toutes les parties supérieuresdu corps d’un noir à reflets violets : cette couleur est brune sur la poitrine, oùelle forme une large bande. Les rémiges sont noires, ainsi que les rectrices, qui,à l’exception des intermédiaires, ont toutes une tache blanche plus ou moinsronde sur les barbes intérieures; la queue est fourchue; le ventre est d’un blanclerne, le bec noir et les pieds bruns. — L’Hirondelle de cheminée est dans nosclimats la messagère du printemps, elle nous arrive en avril ; elle est aussi ladernière à nous quitter. Elle construit son nid dans la partie la plus élevée destuyaux de cheminée: l’extérieur est de terre gâchée, mélangée de paille et decrin; l'intérieur se compose d’herbes sèches et de plumes; la mère y déposetrois à cinq œufs blancs, marqués de petites taches brunes et violettes; tandisqu’elle les couve avec assiduité, le mâle, qui dort peu, passe la nuit sur les bordsdu nid, veillant à la sûreté de sa compagne et lui faisant entendre un petit ga-zouillement très-doux. — Cette Hirondelle, ainsi que les espèces dont nous al-lons parler, fait la guerre aux Insectes, qu’elle poursuit d’un vol élégant, rapideet soutenu, tantôt au liant des airs, tantôt en rasant la surface de la terre ou deseaux ; les Hirondelles nous délivrent aussi des Cousins, des Charançons et autresanimaux incommodes ou nuisibles, dont elles détruisent un nombre immense.

L’IIiiiondelee de fenêtre llirundo urlnca, de Linné), est noire en dessus,blanche en dessous et à la croupe; ses pieds sont revêtus de plumes jusqu’auxongles, sa taille est de cinq pouces : c’est la plus commune et la plus répanduedes espèces d'Europe. Elle arrive en France huit à dix jours avant l’IIirondellede cheminée; elle bâtit son nid à l’encoignure des fenêtres et sous les poutresdes granges et des écuries : elle le compose de terre à l’extérieur, et particuliè-rement de celle qui a été rendue par les vers, et que l’on voit çà et là dans lesprairies. Le milieu de ce ciment est fortifié par des brins de paille et doublé endedans d’une grande quantité de plumes, qu’elle saisit dans l’air.— La femelley pond quatre ou cinq œufs d’un blanc pur et sans tache. Ces nids serventplusieurs années aux mêmes couples, qui les reconnaissent : c’est ce dont ons’est assuré en attachant à la patte de l’Oiseau de petits cordons de soie pourconstater son identité. Spallanzani a vu pendant dix-huit années consécutivesun même couple revenir à son ancien nid sans presque s’occuper de le répa-rer. Il en est de même de l’Hirondelle de cheminée, seulement celle-ci bâtitchaque année un nouveau nid au-dessus de celui de l’année précédente. CesOiseaux sont doués d’une grande sociabilité. Dès qu’un ennemi menace l’und’eux ou ses petits, l’IIirondelle pousse des cris aigus, et aussitôt arrivent toutesles Hirondelles du voisinage, qui harcèlent de concert l’animal dont elles re-doutent l’attaque. On a vu, à Ermenonville , des Hirondelles se réunir en bandesnombreuses devant un de leurs nids, dont venait de s’emparer un Moineau, enmurer l’ouverture avec du mortier, et condamner ainsi l'usurpateur au sup-plice d’Ugolin. — L’Hirondelle de montagne (Ilirunüo rupe-lris , deLinné ) diffère de l’Hirondelle de cheminée par sa queue moins fourchue ,et son plumage brun clair en dessus; ses mœurs sont les mêmes, mais son volest plus lent. — l.’lli ronde i.i.e des iuvages Flintwlo npnria, de Linné) n’a