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Deuxieme partie.
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FAMILLE DES PASSEREAUX TEN L 11( OSTIi ES.

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lant parfaitement les corolles en cloche que les Colibris aiment le plus à visiter.On a vainement essayé de les transporter et de les conserver vivants en Europe .L’ornithologiste Latham rapporte qu’un jeune homme, partant de la Jamaïque pour retourner en Angleterre, coupa la branche portant le nid où couvait lafemelle du Coliuki IIausse-Col veut (Trorhilus gramineus, de Linné .La mère se familiarisa bientôt, et accepta la nourriture qui lui fut oll'erle.Elle continua de couver avec assiduité sur le navire, et quand ses petits furentéclos, elle mourut : ceux-ci arrivèrent vivants en Angleterre. Ils résistèrent àl'influence du climat pendant deux mois chez lady Ilamon, et leur familiaritéétait devenue telle, qu’ils allaient prendre leur nourriture sur les lèvres de lam-inai tresse.

On divise le genre nombreux des Colibris en deux sections : la premièrecomprend les Oimiux-Monchm , dont le bec est droit; la seconde, les Colibri <proprement dits, dont le bec est arqué. Le plus petit des Oiseaux-Mouches estI’Oiseau-Mouche minime ( Trochilus mimnius, de Linné) dont la grosseurne dépasse pas celle d’une Abeille; son plumage est d’un gris violet. La plusgrande espèce est I’Oise au-Mouche géant ( Trochilus gigas, de Vieillot) quiégale presque notre Martinet, et dont le bec est long, fort, renflé, le plumagevert et brillant en dessus, plus foncé sur les petites couvertures et les rectrices,le corps d’un roux brun avec des llammetles brunes.

C’est surtout à l’occasion de l’Oiseau-Mouche qu’il convient de citer Buffon.« De tous les êtres animés, dit-il, voici le plus élégant pour la forme, et le plusbrillant pour les couleurs. Les pierres et les métaux polis par notre art ne sontpas comparables à ce bijou de la nature; elle l’a placé dans l’ordre des Oiseaux,au dernier degré de l’échelle de grandeur : maxime miramla in mini mis. Sonchef-d’œuvre est le petit Oiseau-Mouche; elle l’a comblé de tous les dons qu’ellen’a fait que partager aux autres Oiseaux : légèreté, rapidité, prestesse, grâce etriche parure, tout appartient à ce petit favori. L’émeraude, le rubis, la topaze,brillent sur ses habits ; il ne les souille jamais de la poussière de la terre, etdans sa vie tout aérienne, on le voit à peine toucher le gazon par instants : ilest, toujours eu l’air, volant de Heurs en fleurs; il a leur fraîcheur comme il aleur éclat; il vit de leur nectar, et n’habite que les climats où sans cesse ellesse renouvellent. C’est dans les contrées les plus chaudes du nouveau mondeque se trouvent toutes les espèces d’Oiseaux-Mouches. Elles sont assez nom-breuses, et paraissent confinées entre les deux tropiques; car celles qui s’avan-cent en été dans les zones tempérées n’y font qu’un court séjour : elles semblentsuivre le soleil, s’avancer, se retirer avec lui, et voler sur l’aile des zéphyrs à lasuite d’un printemps éternel... Leur bec est une aiguille line, et leur langueun fil délié; leurs petits yeux noirs ne paraissent que deux points brillants.Leur vol est continu, bourdonnant et rapide; le battement des ailes est si vif,que l’Oiseau, s’arrêtant dans les airs, paraît non-seulement immobile, mais toutà fait sans action. On le voit s’arrêter ainsi quelques instants devant une fleur,et partir comme un trait pour aller à une autre. Il les visite toutes, plonge sapetite langue dans leur calice, les flattant de ses ailes, sans jamais s’y fixer, maisaussi sans les quitter jamais : il ne presse ses inconstances que pour mieuxsuivre ses amours et multiplier ses jouissances innocentes : car cet amant léger